Canetons

 

canards1J’attendais avec impatience, en septembre, l’arrivée des canetons sur la rivière. J’aime voir les premières journées de ces petits qui ne comprennent rien, piaillent sans cesse, surtout lorsqu’ils croient avoir perdu leur baby-sitter. J’étais convaincue de pouvoir les voir avant mon départ, le 16 septembre. Le jour de mon départ, alors que je ne les avais toujours pas aperçus, j’étais allée encore une fois, au bord de la rivière : ils auraient dû être là, je sentais une certaine fébrilité, ils allaient apparaître dans un détour… mais non. Le journal local, cependant, le jour même, publiait la photo d’une ribambelle de canetons menée par une baby-sitter pas peu fière. J’ai pensé souvent à ces canetons pendant mon séjour montréalais et une fois revenue, mon premier souci fut de vérifier où les canetons en étaient. Ils ont grandi, bien sûr, mais dans leur plumage ébouriffé, on voit toujours les traces de leur naïveté, leur propension à fuir les humains (tandis que leurs parents les identifient à une source de nourriture et s’approchent sans crainte aucune). Ils ne semblent plus se perdre et ils auront bientôt tout ce qu’il faut pour vivre leur vie de canards indépendants, mais ils ont encore les traits de la jeunesse et je me promets de repasser souvent pour les admirer.

 

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