Ce que j’ai lu (Crime et chatiment)

Crime et châtiment de Fyodor Dostoyevsky (son livre le plus connu). Un livre qui va bien avec les courtes journées d’hiver aux antipodes (434 pages de très petits caractères, obtenu au marché du livre d’occasion annuel de Nelson). Le titre Voyage au bout de la conscience, de la culpabilité et des remords lui irait également très bien. L’histoire tourne autour du personnage principal, Rodion Romanovitch Raskolnikoff, un étudiant qui assassine froidement la prêteuse sur gages avec qui il a fait affaire, mais est pétri de remords aussitôt son geste posé. Le reste du livre constitue une introspection hors pair de l’esprit humain qui n’a pas pris une ride depuis sa publication en 1866. Après un certain nombre de pages, j’ai eu l’impression qu’il avait fait le tour de la question et me demandais ce qui allait suivre,  et c’est cela qui m’a beaucoup impressionné, il utilise un détail ou personnage apparemment mineur qu’il a introduit précédemment pour reprendre sa réflexion et continuer l’examen sous tous les angles de  la culpabilité, des remords et de  la conscience dans la Russie du XIXe siècle. Si les profondeurs de l’âme humaine semblent universelles, certains aspects du comportement des personnages m’ont  en revanche semblé, bien différent, notamment le sens de l’honneur ou  la manière d’interagir et de se jauger (ou juger)  les uns les autres, qui  trahissent le siècle et le pays de l’auteur. Un très bon choix de lecture pour qui a envie de lire un classique, mais à éviter si l’on a envie de quelque chose de léger. J’ai d’ailleurs mis plusieurs semaines à le lire, en raison de la lourdeur des propos (et aussi parce que je lis moins vite en anglais).

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