photo : The Grove, calcaire et flore indigène, j’aime emprunter un escalier sans savoir où il mènera, comme une métaphore du travail sans fin de compréhension et de connaissance de soi, et de la navigation à vue dans les multitudes sentiers que la vie met devant soi.
La colonne de pierre se fraie un chemin parmi les fougères, à chaque marche ses souvenirs, à chaque courbe une question qu’on ne s’est pas encore posée.
Les arbres se penchent, ils murmurent des mots que vous disiez autrefois, ce chemin mènera a un devenir, peut-être.
Le lichen comme une peau qui vieillit, le silence s’installe et la certitude que la route prendra fin, que vous n’arriverez pas dans une clairière mais devant un miroir de vent et d’ombre