La Havane, toujours occupée
Le jour se dissolvait
dans les infos du soir :
rêves dépouillés
de leur enveloppe
Vaporeuse, il faudrait se réfugier.
sous les escaliers.
On s’attendait à cela
mais pas à tout ce bruit
sur les pavés de la ville.
La Havane, toujours occupée
Le jour se dissolvait
dans les infos du soir :
rêves dépouillés
de leur enveloppe
Vaporeuse, il faudrait se réfugier.
sous les escaliers.
On s’attendait à cela
mais pas à tout ce bruit
sur les pavés de la ville.
photo : rivière des Outaouais cette vision fantômatique a donné lieu spontanément au poème rimé ci-dessous :
on a retrouvé nos fantômes/
là où on les avait mis/
dans la rivière de nos songes/
où ils se sont endormis/
en écoutant nos mensonges/
mais la musique était jolie/
photo: on ne manque pas de magnolias confus, prêts à accueillir le printemps, bien qu’il reste encore un bon mois d’hiver à traverser.
Et lorsque le printemps arrivera
je me tiendrai aux portes du ciel
je serai ministre du soleil
dans une solitude immobile
Je préparerai le fin mot de l’été.
Je dévoilerai la vraie couleur.
du flambeau du monde
Les magnolias ont toujours hâte de fleurir, même lorsqu’il fait froid. Suffit d’un peu de soleil. Nelson, marche du matin.
Le soleil comme une froide promesse.
touche le bord du toit, un invité timide,
une bénédiction réticente.
Chaleur brève, mais le café est tiède.
dans la cuisine sombre.
Mon ombre s’étirera sur le sable.
Lorsque je sortirai de l’eau glacée
Je respirerai le froid puis irai me réchauffer.
dans le coin du grand fauteuil.