#4244 selfportrait*

Photo: When this tree begins to shed its leaves, one can admire the complexity of the intertwining of its branches, somewhat akin to humans.

Freeing my personality from its unnecessary layers to reach the core of my being is an endless exercise. Discoveries occur in joy, but not exclusively, and surprisingly, most often through the simplest gestures and events of daily life.

*always inspired by Edouard Leve

#4244 autoportrait*

photo : lorsque cet arbre commence à perdre ses feuilles, on peut admirer la complexité de l’enchevêtrement de ses branches, un peu comme les humains, quoi.

Libérer ma personnalité de ses strates inutiles pour atteindre le cœur de l’être : un exercice infini. Les découvertes se font dans la joie, mais pas que et, de façon surprenante, la plupart du temps à travers les gestes et les événements les plus simples du quotidien.

Toujours inspiré par Édouard Levé

#4243 simple news

photo: the evening beauty, on the way to the cinema.

Going to the cinema in Nelson is nice, firstly because I can walk there, a real small-town luxury. The State Cinema itself is an art deco building that welcomes movie lovers with big red letters and huge posters outside from films like Orange Clock and Breakfast at Tiffany’s. Inside, more vintage posters and beautiful photos by the photographer and owner (I think) Craig Potton, a well-known New Zealand nature photographer, cover the walls.

There are many rooms, more or less small, some with only about twenty seats, which adds to the cosy atmosphere. You can then go upstairs to Stephano’s, before or after the screening, to eat a good Italian pizza, or before the screening, to have a glass of Italian wine while watching the film, and that’s what I did.

On top of the friendly vibe of the place, the fact that I went to see not one but two French films at the Nelson Film Festival, which hasn’t happened to me for several years, adds to it.

I enjoyed the two films I saw there for different reasons. L’Étranger, based on the book of the same name by Albert Camus, could have failed because of the very theme of the book, which seemed extremely difficult to translate into images. Yet, even though I didn’t find the lead actor very convincing (unlike several critics, who thought he was brilliant), I particularly enjoyed the film’s atmosphere, in black and white, the depiction of Algerian society at the time (1930s-40s), the difficult coexistence of the « natives », as they are called in the film, and the French. The radiant Marie, the beauty of the landscape, and my memories of my two readings of the book rounded off my evening nicely. Maybe there will be a third reading.

Dossier 137 se penche sur un cas de brutalité policière (inspiré par plusieurs vraies situations) pendant les manifestations des gilets jaunes en 2018)  et les efforts d’une enquêtrice (Léa Drucker)  de la IPGN (Inspection Générale de la Police Nationale) pour aller au fond des choses à la suite de la plainte d’une mère, dont le fils a été atteint d’une balle de défense (balle de caoutchouc) et a subi des blessures graves à la tête, avec des conséquences tragiques pour le reste de sa vie.  J’ai trouvé Léa Drucker excellente, elle porte la majorité du film sur ses épaules. Les méandres politiques et administratives de la recherche de la vérité sont bien décrits, ainsi que l’épuisement moral en découlant. La fin est un peu décevante, mais probablement plus près de la vérité. Un détail m’a frappée : Stéphanie (Léa Drucker) s’habille comme une vraie enquêtrice : elle porte de vieux jeans, des baskets, et un vieux pull (toujours le même) au contraire des détectives de nombreuses séries policières britanniques, qui sont bien maquillées, tirées à quatre épingles ou portent des chaussures improbables.

#4243 nouvelles ordinaires

photo: la beauté du soir, en route vers le cinéma.

Aller au cinéma à Nelson est agréable, premièrement parce que je peux y aller à pied, un grand luxe de petite ville. Le State Cinema lui-même est un édifice art déco qui accueille les cinéphiles avec de grosses lettres rouges et d’immenses affiches telles Orange Clock et Breakfast at Tiffany’s à l’extérieur. À l’intérieur, d’autres affiches vintage et les belles photos du photographe et propriétaire (je crois) Craig Potton, un photographe de la nature bien connu en Nouvelle-Zélande, tapissent les murs.

Il s’y trouve de nombreuses salles, plus ou moins petites, certaines n’ayant qu’une vingtaine de places, ce qui contribue à l’atmosphère chaleureuse. On peut ensuite monter au premier, chez Stephano, avant ou après le visionnement, pour manger une bonne pizza italienne, ou avant la projection, pour prendre un verre de vin italien tout en regardant le film, et c’est ce que j’ai fait.

S’ajoute au côté sympathique du lieu, le fait que je suis allée voir non pas un mais deux films français au festival du film de Nelson, ce qui ne m’est pas arrivé depuis plusieurs années.

Les deux films que j’y ai vus m’ont plu pour différentes raisons. L’Étranger, à partir du livre du même titre d’Albert Camus, aurait pu échouer en raison du thème même du livre, qui me paraissait extrêmement difficile à traduire en images. Pourtant, même si je n’ai pas trouvé l’acteur principal très convaincant (au contraire de plusieurs critiques, qui l’ont trouvé génial), j’ai particulièrement apprécié l’atmosphère du film, en noir et blanc, la description de la société algérienne de l’époque (années 30-40), la cohabitation difficile des “indigènes”, ainsi qu’on les appelle dans le film, et des Français. La lumineuse Marie, la beauté du paysage et mes souvenirs de mes deux lectures du livre ont fini de bien remplir ma soirée. Peut-être y aura-t-il une troisième lecture.

Dossier 137 se penche sur un cas de brutalité policière (inspiré par plusieurs vraies situations) pendant les manifestations des gilets jaunes en 2018)  et les efforts d’une enquêtrice (Léa Drucker)  de la IPGN (Inspection Générale de la Police Nationale) pour aller au fond des choses à la suite de la plainte d’une mère, dont le fils a été atteint d’une balle de défense (balle de caoutchouc) et a subi des blessures graves à la tête, avec des conséquences tragiques pour le reste de sa vie.  J’ai trouvé Léa Drucker excellente, elle porte la majorité du film sur ses épaules. Les méandres politiques et administratives de la recherche de la vérité sont bien décrits, ainsi que l’épuisement moral en découlant. La fin est un peu décevante, mais probablement plus près de la vérité. Un détail m’a frappée : Stéphanie (Léa Drucker) s’habille comme une vraie enquêtrice : elle porte de vieux jeans, des baskets, et un vieux pull (toujours le même) au contraire des détectives de nombreuses séries policières britanniques, qui sont bien maquillées, tirées à quatre épingles ou portent des chaussures improbables.

My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images