La pluie a tout grisé: le ciel, la mer, la peau, les os.
Et même les mots.
Etoiles, étoiles, étoiles
dans le bleu marine
d’une nuit de décembre
au-dessus du port et des ennuis : illuminez le soir
Marcher au ras de la terre
en se souciant de l’amoindrissement
des témoins du temps,
polis et millénaires,
brûlant dans la petite lumière
de l’écorchure de décembre : ici l’air,
et l’eau, et le dénoncement.
Presque la pluie
Dans l’épaisseur des nuages
Gris.
Avancer à tâtons
Dans un dimanche sans fond.
Vertige sur l’esplanade : goélands refoulés
pour cause d’animosité.
C’est l’air froid en abondance
peut-être,
l’espace de trop,
trop de sable
sur la plage,
ou l’absence de repère pour l’ego :
je zigague sur la plage, sans savoir si j’avance.
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images