photo: desert d’Atacama, Chili, un endroit ideal pour se visiter soi-meme.
Le poème ci-dessous s’inscrit dans mes réflexions autour de Carl Jung, qui suggérait d’analyser nos propres réactions aux irritants de la vie. C’est la plupart du temps ce que je fais lorsqu’une situation, une personne ou un comportement m’impatiente ou me met de mauvaise humeur. Les réponses deviennent de jour en jour plus longues et profondes et contribuent à mieux me comprendre tout autant que les autres. C’est pourquoi, lorsque je vois les réactions agressives, explosives ou haineuses dans les médias sociaux, ainsi que les remarques en apparence bienveillantes, qui camouflent assez mal la jalousie, les regrets ou l’envie, je me dis que les conseils de Jung pourraient profiter à beaucoup de monde.
On projette son âme sur les mots des autres
On dévoile ses rêves et ses reflets sombres
Lorsqu’on prépare ses invectives camouflées
Dans un humour bon marché,
On se moque de ceux qu’on aurait voulu être
Si la décence ne nous avait pas été enseignée
Ce qu’on regrette un peu tout de même
Ce serait sympa
De ne pas avoir d’âme
Pendant un moment ou deux