Le vent l’a traversé
L’eau l’a érodé
Le temps l’a usé
Les cambrioleurs l’ont sauté
Les vers, ici et là, l’ont mangé
Les amoureux l’ont écorché
Moi, devant je suis passée
De la main, je l’ai frôlé
Puis je m’y suis appuyée (encore)
Attraper le gris du jour
du coin de l’oeil
tête baissée, mains dans les poches
les pas, rythmés, l’essoufflement du coeur,
froid aux pieds. Que ferais-je dans un pays sans saisons ?
Je deviendrais un esprit sans raison
Dans le clair-obscur de la fin du jour,
les rêveries frôlent l’histoire
sans la saisir
Seuls les mots restent clairs.
Amer, navrement des émotions,
Amer, tu vois tout faux,
Amer, tu me laisses un goût aigre dans la bouche.
S’approcher de l’hiver
avec appréhension
Quand le toit du ciel s’abaisse
Combien de lumière
Combien d’heures sombres avant le printemps?
L’ennui s’épaissit, écrit
à l’encre noire sur du papier verni
des pensées aiguës
Qui sèchent dans le froid
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images