photo: les jours gris, ce sont les nuages qui m’attirent, marina de Nelson
pour les jours gris,
il y aura les nuages,
on trébuchera dans les petits sentiers
les vieux chiens seront sur leurs gardes
et quelques passants nous salueront.
photo: les jours gris, ce sont les nuages qui m’attirent, marina de Nelson
pour les jours gris,
il y aura les nuages,
on trébuchera dans les petits sentiers
les vieux chiens seront sur leurs gardes
et quelques passants nous salueront.
photo : Aujourd’hui il vente, à Nelson. Je trouve le vent déraisonnable, franchement, de cet outrage. J’ai choisi une photo d’hiver en Outaouais, dqui exprime mieux les rigueurs de l’hiver et du vent.
on attendait les mots
en écoutant le vent
il parlait de ses mots
en bourasques et bravades
est-ce bien utile?
je voulais savoir
à quoi cela sert-il?
il avait son propre but
qui n’était pas le mien
photo : Ile d’Orléans en hiver
photo : dans le ciel d’hiver de Tenby. Parfois on veut lire son avenir dans les signes du ciel
on cherche des signes
dans le croisement des lignes
le blanc, le bleu
» et pour la suite »
mais il n’y en a pas
on n’aperçoit que le reflet
de ce qu’on voudrait
photo : L’église de Penally en hiver, mais on a toujours l’impression d’être en hiver dans une vieille église, comme celle-ci, depuis les Celtes jusqu’aux Normands, des bribes de norman à l’intérieur, je me sens chez moi.
Ici, le vent parle en syllabes plus anciennes que le langage.
L’hiver s’affirme dans l’immensité de l’espace blanc,
qui émet un silence.
Mes pensées amincies par le froid
et le geste ancien du soleil passant sur la crête des collines
comme une main sur le front de la solitude
comme une présence si pleine qu’elle vide le soi.
J’écoute le dégel sous la pierre
et je me sens chez moi.