photo : l’hiver à Tenby
les infos du jour
ou aller vers le soleil froid
facile de choisir
photo : l’hiver à Tenby
les infos du jour
ou aller vers le soleil froid
facile de choisir
Il n’y a plus d’écho
et presque plus d’ombre
seulement le brouhaha
du monde
qui nous assourdit mais
on recommence chaque matin
on cherche le bon côté des choses
on se tourne vers l’en dedans
on laisse les repères géants
aux autres
et qu’il en soit ainsi
*d’abord mis en ligne en 2022, révisé en 2025 (texte)
éê
photo : un hiver différent de celui qu’on vit a Nelson, mais la sensation est la même. Rivière des Outaouais cette vision fantômatique a donné lieu spontanément au poème rimé ci-dessous :
on a retrouvé nos fantômes/
là où on les avait mis/
dans la rivière de nos songes/
où ils se sont endormis/
en écoutant nos mensonges/
mais la musique était jolie
Ce qu’en anglais on appelle gentiment « small-talk » (une expression que j’aime beaucoup) ou l’échange de banalités n’est pas mon point fort, mais à Tahuna (plage de Nelson), je m’y prête sans trop de difficulté lors de mes rencontres avec de plus en plus de baigneuses ( des femmes, à 99.5%) qui étirent leur saison de baignade habituelle pendant l’hiver. Nous partageons nos connaissances sur la température de l’eau, plus ou moins froide aujourd’hui qu’hier, plus ou moins froide cette année que l’année dernière, plus ou moins froide à marée haute ou basse, sa qualité (meilleure en hiver, moins bonne après la pluie), si la dite baigneuse se plonge la tête dans l’eau ou non, si elle vient tous les jours, quelle que soit la température, ou non, la différence que le soleil fait lorsque l’on est dans l’eau froide ou lorsque l’on sort de l’eau, comment on nage, vers l’horizon si on est une bonne nageuse (pas moi) ou si on nage en parallèle avec la grève, particulièrement si l’on est seule. Tout ce bavardage sans conséquence et sans direction me va.
photo : lors d’un séjour de quelques jours à Kaiteriteri pendant la pandémie, c’était en juin, il faisait froid et notre petit logement écolo était un peu pingre du côté chauffage. J’ai néanmoins de très beaux souvenirs grâce à ce marais que notre appart surplombait.
…mais le marais en hiver, il galvanise mon attention, avec sa vie, végétale et immobile, qui craque dans le froid du matin, quand la brume rose se lève, avec le jour au-dessus des herbes lourdes de l’eau de pluie et que les canards dorment comme des pierres, derrière les touffes d’herbe.