Archives de catégorie : autoportrait

autoportrait (3)*

photo: péninsule, Otago, on n’est jamais très loin de la mer

J’aime l’eau, les ruisseaux, les rivières, les lacs, les étangs (et les nénuphars), la mer, la grève, la plage, les rocs au bord de l’eau, le bruit de l’eau courante, j’aime prendre un bain (lorsqu’il y a un bain), des douches, j’aime aller à la piscine, au spa. Je regrette de ne pas savoir faire du surf, mais je n’irai jamais dans un sous-marin, ni ne ferai de plongée sous-marine.

*d’abord mis en ligne en 2021, révisé en 2026 (photo et texte)

#4244 autoportrait*

photo : lorsque cet arbre commence à perdre ses feuilles, on peut admirer la complexité de l’enchevêtrement de ses branches, un peu comme les humains, quoi.

Libérer ma personnalité de ses strates inutiles pour atteindre le cœur de l’être : un exercice infini. Les découvertes se font dans la joie, mais pas que et, de façon surprenante, la plupart du temps à travers les gestes et les événements les plus simples du quotidien.

Toujours inspiré par Édouard Levé

#4122 autoportrait

Ce qu’en anglais on appelle gentiment « small-talk » (une expression que j’aime beaucoup) ou l’échange de banalités n’est pas mon point fort, mais à Tahuna (plage de Nelson), je m’y prête sans trop de difficulté lors de mes rencontres avec de plus en plus de baigneuses ( des femmes, à 99.5%) qui étirent leur saison de baignade habituelle pendant l’hiver. Nous partageons nos connaissances sur la température de l’eau, plus ou moins froide aujourd’hui qu’hier, plus ou moins froide cette année que l’année dernière, plus ou moins froide à marée haute ou basse, sa qualité (meilleure en hiver, moins bonne après la pluie), si la dite baigneuse se plonge la tête dans l’eau ou non, si elle vient tous les jours, quelle que soit la température, ou non, la différence que le soleil fait lorsque l’on est dans l’eau froide ou lorsque l’on sort de l’eau, comment on nage, vers l’horizon si on est une bonne nageuse (pas moi) ou si on nage en parallèle avec la grève, particulièrement si l’on est seule. Tout ce bavardage sans conséquence et sans direction me va.

4223 autoportrait*

photo : s’harmoniser avec les saisons, comme le corps avec l’esprit, Ile d’Orléans

Autoportrait. Mon esprit et mon corps ont mené des vies parallèles ayant peu à faire l’un avec l’autre jusqu’au jour où une chirurgie éprouvante, il y a six ans, m’a forcée a refaire connaissance avec mon corps : à d’abord réapprendre les gestes simples du quotidien, puis à écouter les signaux qu’il m’envoie. Je me suis retrouvée, petit à petit, mais j’ai parfois dû accepter des  pertes qui me semblaient permanentes. Entre autres choses, des douleurs cervicales qui me réveillaient la nuit, faisaient partie de la nouvelle personne que j’étais devenue, ou bien des étourdissements   lorsque je levais la tête pour regarder dans les arbres (à la recherche d’oiseaux, bien sûr). Lorsque je me rends compte de temps en temps, que telle ou telle douleur, tel ou tel inconvenient, que je croyais être devenu permanent,  a disparu, et même si je me rappelle que le corps a ses limites et ses faiblesses, je m’émerveille également  de sa capacité à guérir lorsqu’on l’écoute et le traite avec bienveillance.  

*Toujours inspiré d’Edouard Levé