Archives par mot-clé : autoportrait

#4212 autoportrait*

photo: reflets, jardin botanique, Nelson

Pendant la pandémie, l’inquiétude de vivre sur une petite île à l’autre bout du monde, alors que le transport mondial était entravé, retardé ou annulé, a déclenché chez moi l’habitude malsaine de faire des réserves de ce qui me semblait important (comme le café !!!). Ce n’est qu’à la fin de 2025 que je me suis finalement convaincue qu’il était temps de vivre plus « dangereusement » et de laisser les réserves diminuer. Quelques mois plus tard, nous revoici à la case départ et je me demande si je dois laisser aller mes inquiétudes ou remplir mes armoires.

toujours inspiré par Edouard Levé

4223 autoportrait*

photo : s’harmoniser avec les saisons, comme le corps avec l’esprit, Ile d’Orléans

Autoportrait. Mon esprit et mon corps ont mené des vies parallèles ayant peu à faire l’un avec l’autre jusqu’au jour où une chirurgie éprouvante, il y a six ans, m’a forcée a refaire connaissance avec mon corps : à d’abord réapprendre les gestes simples du quotidien, puis à écouter les signaux qu’il m’envoie. Je me suis retrouvée, petit à petit, mais j’ai parfois dû accepter des  pertes qui me semblaient permanentes. Entre autres choses, des douleurs cervicales qui me réveillaient la nuit, faisaient partie de la nouvelle personne que j’étais devenue, ou bien des étourdissements   lorsque je levais la tête pour regarder dans les arbres (à la recherche d’oiseaux, bien sûr). Lorsque je me rends compte de temps en temps, que telle ou telle douleur, tel ou tel inconvenient, que je croyais être devenu permanent,  a disparu, et même si je me rappelle que le corps a ses limites et ses faiblesses, je m’émerveille également  de sa capacité à guérir lorsqu’on l’écoute et le traite avec bienveillance.  

*Toujours inspiré d’Edouard Levé

#4157 autoportrait*

photo : jardin botanique, Nelson, renaissance du printemps et du goût de redécouvrir les allées maintenant nettoyées de la tristesse de l’hiver

« Je est un autre »** , c’est ce que je me suis dit lorsque je me suis rendu compte que je regarde maintenant les meubles de mon appartement en me demandant à quelle sorte d’exercices ils pourraient se prêter.

*toujours selon Edouard Levé

** Rimbaud