Archives par mot-clé : Tahuna

#4122 autoportrait

Ce qu’en anglais on appelle gentiment « small-talk » (une expression que j’aime beaucoup) ou l’échange de banalités n’est pas mon point fort, mais à Tahuna (plage de Nelson), je m’y prête sans trop de difficulté lors de mes rencontres avec de plus en plus de baigneuses ( des femmes, à 99.5%) qui étirent leur saison de baignade habituelle pendant l’hiver. Nous partageons nos connaissances sur la température de l’eau, plus ou moins froide aujourd’hui qu’hier, plus ou moins froide cette année que l’année dernière, plus ou moins froide à marée haute ou basse, sa qualité (meilleure en hiver, moins bonne après la pluie), si la dite baigneuse se plonge la tête dans l’eau ou non, si elle vient tous les jours, quelle que soit la température, ou non, la différence que le soleil fait lorsque l’on est dans l’eau froide ou lorsque l’on sort de l’eau, comment on nage, vers l’horizon si on est une bonne nageuse (pas moi) ou si on nage en parallèle avec la grève, particulièrement si l’on est seule. Tout ce bavardage sans conséquence et sans direction me va.

#3023 silly season in the antipodes*

Tourists will converge on Nelson from December 26th and Tahunanui (Tahuna) Beach will be overrun with those wanting (rightly) to take advantage of the good weather. It goes against my need for solitude when I go to the beach but, I just have to go a little further and, suddenly, I am no longer in Nelson, but in a wild place, full of native bush. By the time I have crossed this little path I am in another world, and I can watch the crowds on the beach from afar, enjoying the good weather.

*repost from December 2022

#3023 le temps des fetes aux antipodes*

Les touristes convergeront vers Nelson à partir du 26 décembre et la plage de Tahunanui (Tahuna) sera  envahie de tous ceux qui désirent (à juste titre) profiter du beau temps. Cela va à l’encontre de ma recherche de solitude, lorsque je vais à la plage. Il suffit cependant d’aller un peu plus loin et, tout à coup on n’est plus à Nelson, mais dans un endroit sauvage, rempli de flore endogène. Le temps de traverser ce petit sentier et je suis transportée dans un autre monde et je peux regarder de loin la foule sur la plage en profitant du beau temps.