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Les touristes convergeront vers Nelson à partir du 26 décembre et la plage de Tahunanui (Tahuna) sera envahie de tous ceux qui désirent (à juste titre) profiter du beau temps, ce qui va en revanche à l’encontre de ma recherche de solitude. Il suffit cependant d’aller un peu plus loin et, tout à coup on n’est plus à Nelson, mais dans un endroit sauvage, où la flore endogène abonde. Le temps de traverser ce petit sentier et je suis transportée dans un autre monde et je peux observer de loin la foule sur la plage tout en profitant du beau temps.
*J’ai rédigé cet article en 2014, inspirée par un docu de la BBC ainsi qu’un enthousiasme troublant pour les pulls thématiques à Tenby. J’ai toujours envie de partager ce moment le jour de Noël, donc allons-y encore une fois :
La BBC a récemment présenté un documentaire au sujet du magasine Tatler’s, un mensuel s’adressant à 150,000 abonnés faisant partie de l’élite britannique (ou à ceux aspirant à en faire partie). Le docu nous apprend, entre autre choses, que dans ces cercles restreints, on ne doit pas pleurer la mort d’un proche, mais qu’il est de bon ton de faire le deuil de la mort de son chien. On acceptera par ailleurs les comportements les plus outranciers, à condition de ne pas porter la mauvaise teinte de bleu le mardi.
Plus récemment, le magasine a informé ses abonnés qu’ils pouvaient porter le « pull thématique », à condition de le porter ironiquement . Je constate à Tenby un retour en force de ce dit pull, mais avoue que je n’arrive pas à faire la différence entre ceux qui le portent ironiquement et les autres. Quant à moi, lorsque j’aurai trouvé le thème qui « me correspond », je me promets de porter mon « pull de Noël » poétiquement. Bonne année poétique !
Les touristes convergeront vers Nelson à partir du 26 décembre et la plage de Tahunanui (Tahuna) sera envahie de tous ceux qui désirent (à juste titre) profiter du beau temps. Cela va à l’encontre de ma recherche de solitude, lorsque je vais à la plage. Il suffit cependant d’aller un peu plus loin et, tout à coup on n’est plus à Nelson, mais dans un endroit sauvage, rempli de flore endogène. Le temps de traverser ce petit sentier et je suis transportée dans un autre monde et je peux regarder de loin la foule sur la plage en profitant du beau temps.
J’ai mis beaucoup de temps à me faire au temps des Fêtes dans l’hémisphère sud, car tout ce qui a trait à cette époque de l’année est lié à la noirceur, la neige, le froid, etcetera. Après de nombreuses années, cependant, je me suis habituée à vivre ce temps de l’année dans une atmosphère estivale, plus légère, du moins lorsque je suis arrivée. La société de consommation s’est rattrapée depuis et l’on voit un peu plus d’un peu tout et j’ai du mal à me joindre au brouhaha général. Je continue de vivre comme d’habitude et je profite de tout ce que Nelson a à offrir, notamment, compte tenu de sa température et de ses longues heures de soleil, de toutes sortes de produits, que presque tous les Nelsoniens font pousser autour de leur maison. En période d’abondance, ils mettent le surplus sur le trottoir et les passants se servent gratuitement, ou l’achète en échange de quelques dollars laissés dans une petite boîte. Selon les saisons, je peux m’approvisionner en fejoas, prunes, pommes, poires, figues, citron, pamplemousses, oranges, mandarines, etcetera, et chaque fois, cela me remplit d’une joie toute simple. Hier, lors de ma promenade matinale, une table sur le trottoir a attiré mon attention. S’y trouvaient des sacs de noix de Grenoble, enveloppées de papier transparent et de ruban doré, une petite étiquette précisant qu’il s’agissait de noix bio venant d’un arbre planté en 1892. Tout cela était gratuit. J’ai oublié de prendre ces emballages en photo, mais j’ai trouvé qu’il s’agissait là d’une belle manifestation de l’esprit de Noël.
Une des choses auxquelles j’ai eu le plus de mal à m’adapter après mon arrivée en Nouvelle-Zélande est le temps des fêtes. Je tentais d’aimer l’été, le soleil, mais il n’y avait rien à faire. Je voulais un temps sombre, des lumières, de la neige, du froid et tout ce qui allait avec l’esprit de Noël. Mon collègue qui venait d’Ecosse était d’ailleurs tout à fait d’accord avec moi : Noël, c’est bien mieux dans l’hémisphère nord. Et je plongeais donc, dès la première chanson de Noël entendue dans un grand magasin dans une triste nostalgie que je n’arrivais à secouer qu’une fois les sapins de Noël disparus.
Au fil des ans, mon schéma mental rigide autour de ce que constitue un Noël acceptable a changé. J’ai fini par apprécier la légèreté du temps des fêtes néo-zélandais, l’atmosphère de vacances, la plage, le mousseux au soleil, le moins de lumière, de cadeaux, de nourriture (malheureusement, la Nouvelle-Zélande semble s’être depuis alignée sur les excès des autres pays au temps des fêtes), tout cela donnait une légèreté que je me suis mise à apprécier, tout cela, bien sûr, à condition de ne pas voir de sapin de Noël et de ne pas entendre de musique festive, qui provoque mon départ immédiat de l’endroit.
Cette année, après plusieurs années d’absence du temps des fêtes néo-zélandais, j’en referai l’expérience avec joie, et pour la première fois avec des voisins, qui semblent heureux de faire un repas de Noël avec les âmes perdues du coin. On m’a d’ailleurs demandé de faire un « Christmas pudding » et ce sera ma première expérience du dit dessert.
Dans les quelques jours qui suivent, je partagerai des photos de l’été néo-zélandais pour vous mettre un peu dans l’esprit des fetes aux antipodes.
My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images