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Urban foraging

feijoa, Nelson, April 2021, Sylvie GE
Since March 2020, it has been almost impossible to get out of New Zealand, so I have spent four seasons in Nelson, which is something that hasn't happened for some time. It has given me the opportunity to go around the neighbourhood in every season and made me realize the extent of nature's bounty (and that of my neighbours) in this part of the world. “Urban foraging” consists quite simply in picking what grows in cities, while respecting the etiquette, of course, that is to say, by not taking what does not belong to you, but picking what grows on public lands and, in Nelson's case, what neighbours have to give you. I started doing it out of curiosity at first. Every day there were feijoas at one of my  neighbours' door and one day just felt like  tasting them and picked a few. I added them to my morning smoothies and quickly got used to it. Later, around June,lemons  started popping up, then granny smith apples, rosemary, plums, grapefruit, pears, and more. So much so that I can sometimes go for weeks without buying a single fruit. Not all neighbours share their harvest. I wish a neighbour with an avocado tree that produced hundreds of fruits had shared his harvest, but he seems to have eaten them all. I saw nectarines and peaches in a few gardens, but these fruits did not end up in my basket, nor the figs, moreover, well protected by nets, officially to prevent birds from eating them, but maybe - also to prevent neighbours from helping themselves in passing. Regardless, this new activity has enriched my morning walks and made me appreciate Nelson's climate.

Urban Foraging

Feijoa, Nelson, avril 2021, Sylvie GE

Depuis mars 2020, il est quasi-impossible de sortir de la Nouvelle-Zélande et j’y ai donc passé une année entière, ce qui n’était pas arrivé depuis quelque temps. Cela m’a donné l’occasion de visiter le voisinage dans toutes les saisons et je me suis rendu compte de l’étendue de la générosité de la nature (et de mes voisins) dans cette partie du monde. L’ « urban foraging » consiste tout simplement à cueillir ce qui pousse dans les villes, en respectant l’étiquette, bien entendu, c’est-à-dire, en ne prenant pas ce qui ne nous appartient pas, mais en cueillant ce qui est offert sur les terrains publics et, dans le cas de Nelson, chez les voisins. J’ai commencé à le faire d’abord par curiosité. Il y avait tous les jours des feijoas chez des voisins et j’ai eu un jour envie d’y goûter. Je les ai ajoutés à mes smoothies du matin et y ai rapidement pris goût. Plus tard, autour du mois de juin, ce sont les citrons qui se sont mis à apparaître, puis les pommes granny smith, le romarin, les prunes, les pamplemousses, les poires et quoi encore. Tellement, que je peux parfois passer des semaines sans acheter un seul fruit. Les voisins ne partagent pas tous leur récolte. J’aurais bien aimé qu’un voisin possédant un avocatier ayant produit des centaines de fruits ait partagé sa récolte, mais il semble les avoir tous mangés. J’ai aperçu des nectarines et des pêches dans quelques jardins, mais ces fruits n’on pas fini dans mon panier, ni les figues, d’ailleurs, bien protégés par des filets, officiellement pour empêcher les oiseaux de les manger, mais peut-être aussi pour empêcher les voisins de se servir en passant. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle activité a enrichi mes promenades matinales et me fait apprécier davantage la température de Nelson.

the rooster and me

Upper Moutere seems the perfect place for a rooster, January 2021, Sylvie GE

I live in a small town of around 50,000 inhabitants, it is small but but it is  a town nonetheless! And roosters are forbidden to live here: chickens, yes, but not roosters (I know because I went to check the regulations of the municipality)! However, for a few weeks now a rooster has been visiting the neighborhood. Our relationship didn’t start off on the right foot, when he came under my window. After checking with the municipality, I wondered for a few days what could cross the mind of the person who felt the need to get a rooster. Then it calmed down and I thought maybe the rooster was just visiting and had now returned home to the countryside (like in the photo). Then he came back and I found out it was a stray rooster, roaming around the neighborhood, which is why he doesn’t wake me up every day. I had all sorts of of thoughts that I’m ashamed of now, I started to find compelling the way  he screamed as soon as he catches  sight of the first light of day. I let myself be won over by his enthusiasm which remains intact, day after day, for the new day which begins. I even tried to write a haiku about that rooster (still working on it). Obviously, I will ask the municipality to relocate the intruder, but maybe not today. Maybe tomorrow, or next week.

Le coq et moi

Upper Moutere, un coq vivrait heureux ici, non, janvier 2021, Sylvie GE

Je vis dans une petite ville d’environ 50.000 habitants, mais une ville tout de même ! Et les coqs y sont interdits de séjour : les poulets, oui, mais pas les coqs (je le sais parce que je suis allée vérifier les règlements de la municipalité) ! Or, depuis quelques semaines un coq s’est invité dans le voisinage. Notre relation n’a pas commencé du bon pied, lorsqu’il venait sous ma fenêtre. Après vérification auprès de la municipalité, je me suis demandé pendant quelques jours ce qui pouvait bien traverser l’esprit de la personne ayant senti le besoin d’avoir un coq. Puis ça s’est calmé et je me suis dit que le coq n’était peut-être qu’en visite et qu’il était maintenant retourné chez lui, à la campagne (comme dans la photo).  Puis il est revenu et j’ai appris qu’il s’agissait d’un coq errant, qui se balade dans le voisinage, ce qui explique qu’il ne me réveille pas tous les jours.  Après avoir eu toutes sortes de pensées dont j’ai maintenant honte, je me suis prise à presque sourire lorsqu’il lance son cri strident aussitôt qu’il aperçoit les premières lueurs du jour. Je me suis laissé gagner par son enthousiasme qui demeure intact, jour après jour, pour la nouvelle journée qui commence. Evidemment, je vais demander à la municipalité de relocaliser l’intrus mais peut-etre pas aujourd’hui. Demain peut-être, ou la semaine prochaine.

pressing the shutter release to take a picture and getting something else

desierto de Atacama, San Pedro, November 2018, Sylvie GE
I pressed the shutter release to capture the personality of the cacti: their funny shape always gives me the impression that they are little more than plants. But when I edited the photo, it was the tree towering behind them like a ghost that caught my eye.