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Le pull thematique

Tenby, il y a quelques annees
  1. J’ai rédigé ce billet en décembre 2014 pour la première fois, accompagné de photos de pulls thématiques prises chez Peacock. Il s’agissait de ma première visite à Tenby. En attendant ma prochaine visite, le billet de 2014 (ci-dessous) me semble toujours d’actualité.

La BBC a récemment présenté un documentaire au sujet du magasine Tatler’s, un mensuel s’adressant à 150,000 abonnés faisant partie de l’élite britannique (ou aspirant à en faire partie). Le docu nous apprend, entre autre choses, que dans ces cercles, on ne doit pas pleurer la mort d’un proche, mais qu’il est de bon ton de pleurer la mort de son chien. On acceptera par ailleurs les comportements les plus outranciers, à condition de ne pas porter la mauvaise teinte de bleu le mardi.

Plus récemment, le magasine a informé ses abonnés qu’ils pouvaient porter le « Christmas jumper », à condition de le porter « ironiquement ». Je constate depuis quelques années  un retour en force du dit pull  dans ce coin de pays, mais je dois avouer que je n’arrive pas à distinguer ceux qui le  portent  le portent ironiquement des autres. Quant à moi, lorsque j’aurai trouvé le thème qui « me correspond », je me promets de porter mon « Christmas jumper » poétiquement.  Bonne année poétique !

 

nerja

Nerja, Andalusia, Spain, 2019, canon, Sylvie GE
A few days of sunshine by the sea, before going for a few days to Malaga (the birthplace of Picasso), before leaving for Morocco. As Charles Aznavour said, "it seems to me that misery would be less painful in the sun". There is no doubt that nights are warmer than elsewhere during the winter, but the beauty of the place and the mild climate can not entirely hide them,  the less affluent, who gather behind the supermarkets to find something to eat in the garbage.

Nerja

Nerja, Andalousie, Espagne, 2019, canon, Sylvie Ge

Quelques jours de soleil au bord de la mer, avant de faire une trop courte visite à Malaga (le lieu de naissance de Picasso), avant le départ pour le Maroc. Ainsi que le disait Charles Aznavour « il me semble que la misère serait moins pénible au soleil », les nuits sont moins froides qu’ailleurs pendant l’hiver, sans doute, mais la beauté du lieu et la douceur du climat ne peut entièrement la masquer.  On les voit le soir, les moins nantis, se rassembler derrière les supermarchés pour y faire les poubelles. 

En bonne compagnie

Ronda, Avenida Poeta Rilke, novembre 2019, canon, Sylvie GE

J’ai lu il y a de cela bien longtemps, Les Elégies de Duino du poète Rainer Maria Rilke, considéré par certains comme le poète de langue allemande  le plus important du 20e siècle. Je fus donc surprise de trouver une avenue portant son nom à Ronda et en cherchant la raison sur Internet, j’ai appris que c’est à Ronda qu’il a guéri le blocage dont il souffrait après avoir écrit les deux premières élégies, tandis qu’il traversait une crise existencielle et spirituelle et qu’il  faisait un pèlerinage tourmenté en Espagne à la recherche de l’inspiration qui lui permettrait de terminer ses élégies. C’est à l’hôtel Reina de Victoria, où il pour admirer le Tajo que l’inspiration lui revint. Voilà que je me sens ici un peu plus chez moi ! 

Je comprends que la vue de ce paysage naturel magnifique, où les traces de l’humanité se sont fondues harmonieusement, ait pu débloquer son imagination. La seule chose qui m’intrigue est de savoir comment un « pauvre » poète (tous les poètes sont pauvres, non ?) ait pu se payer un séjour dans un hôtel de luxe. Quant à nous, il nous a fallu nous contenter d’un Airbnb modeste, ce qui ne nous d’ailleurs pas empêché d’adorer l’endroit. Le mélange des cultures, la grandeur naturelle du paysage, en a fait un endroit où règne une atmosphère particulière, qui malheureusement fait aujourd’hui le bonheur des influenceurs.