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no travelling this year

Sometimes the days go by and are all different, and sometimes the opposite is true. It is the same with years. The month of August has been for a few years now the time when I  start packing, tidying up, sorting out (to prevent unnecessary accumulation), organizing (the trip). This year, I am preparing for spring and then having the time of my life in an antipodean summer. I realize that I haven’t had a real summer since 2016, I find myself thinking very often now about the hot season, about suntan and swimming. Living in New Zealand right now feels like you are lucky, despite the new outbreak, when not living in Auckland. Daily life has changed very little. I enjoy living in a small town, where there is not much lacking (except elastic for masks). For a few weeks now I have been going to charity shops to find fabric and elastic for masks, I am exploring the fifth generation of masks at the moment,  always looking for a comfortable mask, not too hot nor too tight, I make them for family and neighbours. I am also learning the art of oiling a sewing machine on youtube. This year, most of all, I have learned to appreciate each passing day. Still, I can’t wait to get my feet in the water.

Pas de voyage cette annee

Parfois, les jours se suivent et ne se ressemblent pas et  parfois c’est le contraire. C’est la même chose avec les années. Le mois d’août est depuis quelques années le moment où je commence à emballer, ranger, trier (pour éviter l’accumulations inutile), organiser (le voyage). Cette année, je me prépare au  printemps et à profiter de l’été aux antipodes. Je me rends compte que je n’ai pas eu de véritable  été depuis 2016, je me retrouve en train de songer  très souvent  à la saison chaude, aux promesses de baignade et de bronzage. Vivre en Nouvelle-Zélande en ce moment donne l’impression d’avoir de la chance, malgré la nouvelle épidémie, si l’on n’habite pas  Auckland. La vie quotidienne a très peu changé. J’aime vivre dans une petite ville, où il ne manque pas grand- chose (sauf  l’élastiques pour les masques). Depuis quelques semaines maintenant je vais dans des boutiques de charité pour trouver du tissu pour les  masques, je travaille sur  la cinquième génération de masques en ce moment, toujours à la recherche d’un masque confortable, ni trop chaud ni trop serré, je les fabrique pour la famille et les voisins. J’apprends également comment huiler une machine à coudre sur youtube. Cette année, surtout, j’ai appris à apprécier chaque jour qui passe. J’ai  hâte, malgré tout  de  me mettre les pieds dans l’eau.

hand sanitiser

Ottawa river through a fence, February 2020, canon, Sylvie GE
Welll, I need hand sanitiser. I already have soap, but what should I do when I must disinfect door handles, or wash my hands on the go? So I have to find disinfectant, two days before the lock down, without access to online or not stores in Nelson. I’ve already learned how to make my own with rubbing alcohol and aloe vera, but all pharmacies in Nelson have already been depleted of their stock. Never mind, I only need  to buy vodka containing 70% alcohol or more, but the liquor stores do not keep it. The two places I know have 60% absinthe, which is not strong enough. The second merchant has ordered some more but does not know when he will receive it. He informs me there is a third merchant, whose existence I did not know, in a part of the city frequented by another type of clientele. When I get there and loudly announce that I am looking for the strongest possible  alcohol in there, the salesperson behind the counter is a little surprised. He has 74% and 89% absinthe, behind the counter: "89% is even better" and I buy it without flinching. Then, his eyes light up: "It's for the disinfectant, right?" ! " Yes of course "! Without a doubt, the most expensive disinfectant I have ever had. I have not dared to open the bottle, I’m having a hard time reconcile with spending  that much money to sanitize doorknobs. I ended up finding some hand sanitiser at the pharmacy, also at a high price, obviously, somebody is taking advantage of the situation. There's always a Rhett Buttler (well-known character from Gone with the Wind, who took advantage of the Civil War in the United States to get rich) somewhere. Not totally bad, but not totally good either.

desinfectant

Riviere Outaouais, fevrier 2020, canon, Sylvie GE

Donc, du désinfectant. J’ai déjà pas mal de savon, mais que faire lorsqu’il faut désinfecter les poignées de porte, ou qu’il faut se laver les mains en route ? Donc, il me faut trouver du désinfectant, deux jours avant le confinement total, sans accès aux boutiques en ligne ou physiques de Nelson. J’ai déjà appris à faire mon propre désinfectant avec de l’alcool à friction et de l’aloe vera, mais toutes les pharmacies de Nelson ont déjà été vidées de leur stock. Qu’à cela ne tienne, je n’ai qu’à acheter de la vodka contenant 70 pour cent  d’alcool ou plus, mais les magasins de vins et spiritueux n’en gardent pas. Les deux endroits que je connais ont de l’absinthe à 60 pour cent, insuffisant pour le désinfectant. Le second marchand en a commandé mais il ignore quand il recevra la commande. Il me conseille un troisième marchand, dont j’ignorais l’existence, dans une partie de la ville fréquentée par un autre de type de clientèle. Lorsque j’y arrive et que je proclame haut et fort que je veux l’alcool le plus fort qui s’y trouve, le vendeur derrière le comptoir est un peu surpris. Il a de l’absinthe à 74 pour cent et à 89 pour cent, plus ou moins dissimulée derrière le comptoir : « 89 pour cent , c’est encore mieux » et je l’achète sans broncher. Puis, son regard s’éclaire : «  c’est pour le désinfectant, non ?» ! « oui, bien sûr »! A n’en pas douter, le désinfectant le plus cher que je n’aie jamais eu en ma possession. Je n’ai pas osé ouvrir la bouteille, j’ai du mal à accepter de dépenser autant d’argent pour désinfecter une poignée de porte. J’ai fini par en trouver à la pharmacie (fait maison par la pharmacie), également à prix d’or, de toute évidence, on profite de la situation pour s’enrichir. Il y a toujours un Rhett Buttler (personnage bien connu du roman Autant en emporte le vent, qui a profité de la guerre civile aux Etats-Unis pour s’enrichir) quelque part. Pas tout à fait corrompu, mais pas angélique non plus.