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photo : jardin botanique, Nelson, renaissance du printemps et du goût de redécouvrir les allées maintenant nettoyées de la tristesse de l’hiver
« Je est un autre »** , c’est ce que je me suis dit lorsque je me suis rendu compte que je regarde maintenant les meubles de mon appartement en me demandant à quelle sorte d’exercices ils pourraient se prêter.
photo : Kereru camouflé parfaitement dans un arbre, à Cable Bay, belle récompense après une baignade. Et puis, c’est encore une fois le temps de voter pour l’oiseau de l’année dans cette partie du monde.
Beaucoup de personnes souffrent de se sentir invisibles et il y a sans doute de nombreuses occasions où les circonstances de l’invisibilité peuvent déclencher de la tristesse ou un malaise. Quant à moi, je suis comme le kereru, je recherche activement le camouflage et, comme lui, je m’y sens protégée.
Je préfère me baigner l’hiver, d’abord parce que la température de l’eau (autour de 10 degrés) produit beaucoup d’endorphines après mes baignades, ensuite parce que je suis souvent seule. Je peux alors m’imprégner complètement de la beauté du lieu, du bruit des vagues, de la chaleur du soleil sur mon visage, tandis que le reste de mon corps est engourdi par le froid. Mais même lorsque je ne suis pas seule, j’aime être sur la plage l’hiver parce que chaque promeneur dégage un sentiment de complétude, comme si tout le monde se disait : « quelle chance d’être ici aujourd’hui ».
photo : sur la route, au Maroc, métaphore de la vie
Des choses qui me sont arrivées, certaines par accident, d’autres par ma faute, je les ai comprises via le spectre du destin ou de la fatalité, maintenant je les laisse derrière moi dans le fatras de l’histoire humaine.
Photo : Labyrinth Rocks, Pohara, un vrai labyrinthe, de vrais rochers striés et taillés de différentes façons par la nature, un vrai labyrinthe.
La lentille de mon appareil photo m’a appris qu’une scène que je regarde varie grandement selon l’angle sous lequel on saisit le cliché. Le fait que la scène est rétrécie (ou encadrée) par la lentille fait en sorte que la variation est plus prononcée. Mais ce que la lentille de l’appareil me dit surtout, c’est que c’est la même chose avec la vie. Les angles d’observation sont multiples et font voir un même événement de multiples façons.
*toujours inspiré par Edouard Leve
My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images