Archives de catégorie : autoportrait

#4157 autoportrait*

photo : jardin botanique, Nelson, renaissance du printemps et du goût de redécouvrir les allées maintenant nettoyées de la tristesse de l’hiver

« Je est un autre »** , c’est ce que je me suis dit lorsque je me suis rendu compte que je regarde maintenant les meubles de mon appartement en me demandant à quelle sorte d’exercices ils pourraient se prêter.

*toujours selon Edouard Levé

** Rimbaud

#4152 autoportrait*

photo : Kereru camouflé parfaitement dans un arbre, à Cable Bay, belle  récompense après une baignade. Et puis, c’est encore une fois le temps de voter pour l’oiseau de l’année dans cette partie du monde.

Beaucoup de personnes souffrent de se sentir invisibles et il y a sans doute de nombreuses occasions où les circonstances de l’invisibilité peuvent déclencher de la tristesse ou un malaise. Quant à moi, je suis comme le  kereru, je recherche activement le camouflage et, comme lui, je m’y sens protégée.

*toujours inspiré d’Edouard Levé

#4143 autoportrait *

Je préfère me baigner l’hiver, d’abord parce que la température de l’eau (autour de 10 degrés) produit beaucoup d’endorphines après mes baignades, ensuite parce que je suis souvent seule. Je peux alors m’imprégner complètement de la beauté du lieu, du bruit des vagues, de la chaleur du soleil sur mon visage, tandis que le reste de mon corps est engourdi par le froid. Mais même lorsque je ne suis pas seule, j’aime être sur la plage l’hiver parce que chaque promeneur dégage un sentiment de complétude, comme si tout le monde se disait : « quelle chance d’être ici aujourd’hui ».

*toujours inspiré par Edouard Levé

#4113 autoportrait *

Photo : Labyrinth Rocks, Pohara, un vrai labyrinthe, de vrais rochers striés et taillés de différentes façons par la nature, un vrai labyrinthe.

La lentille de mon appareil photo m’a appris qu’une scène que je regarde varie grandement selon l’angle sous lequel on saisit le cliché. Le fait que la scène est rétrécie (ou encadrée) par la lentille fait en sorte que la variation est plus prononcée. Mais ce que la lentille de l’appareil me dit surtout, c’est que c’est la même chose avec la vie. Les angles d’observation sont multiples et font voir un même événement de multiples façons.

*toujours inspiré par Edouard Leve