#4171 petites histoires

photo : jardin botanique, Nelson, slow life

Mes rencontres, lors de mes promenades matinales, varient en fonction du moment où je les fais. Plus tôt (à Nelson, pour moi, cela signifie environ neuf heures), je croise les travailleurs qui se sont levés très tôt et ont besoin d’un café ou d’une pâtisserie, des sans-logis, qui sortent des brumes de la nuit froide (oui, il y a des sans-logis à Nelson, un phénomène récent), des travailleurs qui se rendent au travail à pied ou à vélo (Nelson serait devenue la capitale des cyclistes). Ils sont habillés en fonction de température qu’il fera plus tard, vers dix heures trente ou onze heures, tandis que je porte des vêtements adaptés à la température ambiante, ce qui signifie que mon gros sac reçoit le surplus de vêtements, lorsque la température monte. Vers dix heures, la ville se réveille et se réchauffe, les promeneurs de chiens, ceux qui font leurs courses ou préfèrent sortir quand le soleil est plus convaincant s’ajoutent dans un petit brouhaha qui reste ordonné et rythmé. Autrement dit, dans une ville où rien ne se passe, on a toujours quelque chose a faire.

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