#4198 petites histoires

photo: jardin botanique, Nelson, un lieu toujours apprécié pour les promenades solitaires, mais il faut se méfier de ces marcheurs solitaires, on les plaint, on se dit que la solitude doit leur peser, alors que les voix se multiplient dans leur tête et qu’ils ont du mal à s’entendre réfléchir.

La raison, mesurée et prévisible comme un métronome, étale ses arguments sur la table de mon esprit. Elle veut du solide, du concret, un chemin à travers le brouillard qui ne s’effondrera pas sous mes pieds. L’intuition est pieds nus dans la rosée du matin, touche l’air, comme un murmure presque inaudible, un frisson avant la tempête ; elle sait, elle a même toujours su. La voix de mes rêves parle une langue étrangère, que j’ai peine à comprendre. Quant au corps… son autorité silencieuse parle en marées se resserrant, se relâchant, s’agitant, souffrant. Il se souvient de ce que j’oublie, empile de ce que je refuse de ressentir, il se tait jusqu’à ce qu’il en ait assez. La voix de la société débarque parfois avec ses mille instructions sur la manière d’être ou de briller. Aucune n’est destinée à régner, mais aucune ne veut disparaître.

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