Archives par mot-clé : solitude

#4198 petites histoires

photo: jardin botanique, Nelson, un lieu toujours apprécié pour les promenades solitaires, mais il faut se méfier de ces marcheurs solitaires, on les plaint, on se dit que la solitude doit leur peser, alors que les voix se multiplient dans leur tête et qu’ils ont du mal à s’entendre réfléchir.

La raison, mesurée et prévisible comme un métronome, étale ses arguments sur la table de mon esprit. Elle veut du solide, du concret, un chemin à travers le brouillard qui ne s’effondrera pas sous mes pieds. L’intuition est pieds nus dans la rosée du matin, touche l’air, comme un murmure presque inaudible, un frisson avant la tempête ; elle sait, elle a même toujours su. La voix de mes rêves parle une langue étrangère, que j’ai peine à comprendre. Quant au corps… son autorité silencieuse parle en marées se resserrant, se relâchant, s’agitant, souffrant. Il se souvient de ce que j’oublie, empile de ce que je refuse de ressentir, il se tait jusqu’à ce qu’il en ait assez. La voix de la société débarque parfois avec ses mille instructions sur la manière d’être ou de briller. Aucune n’est destinée à régner, mais aucune ne veut disparaître.

#4178 poetry

Photo: In Pohara, when the day is a little gloomy, yet magnificent. Few people go for their daily walk on the beach, which temporarily belongs to me.

The emotions returned

in his bewildered throat

he thought the sobs had evaporated (a long time ago)

but the emotions returned

in his bewildered throat

before the sea that was resting

in the morning low tide

the sobs  were coming from so far away

in his bewildered throat

before the almost resting sea

#4178 poesie

photo : A Pohara, lorsque le jour est un peu sombre, mais que tout est aussi magnifique. Peu de gens vont faire leur promenade quotidienne à la plage, qui m’appartient pendant un moment.

Les émotions revenaient

dans sa gorge déconcertée

il avait cru les sanglots évaporés

mais les émotions revenaient

dans sa gorge déconcertée

devant la mer qui se reposait

dans la marée basse du matin

les sanglots venus de tellement loin

dans sa gorge déconcertée

devant la mer presque reposée