#4252 Ce que j’ai lu

Photo : le printemps à Nelson

Brièvement, quelques livres que j’ai lus et aimés dernièrement (je ne mentionnerai pas ceux que je n’ai pas aimés). Ces livres ont en commun d’être bien écrits et je les ai tous achetés à la foire du livre d’occasion en juin où je les rapporte après les avoir lus.

Ian McEwan. L’intérêt de l’enfant. Un livre assez court qui nous plonge dans la tête d’une femme juge qui prend des décisions au sujet de mineurs, lors des disputes familiales. Un cas en particulier s’immisce dans sa vie personnelle. Un livre qui touche notre humanité et nous fait comprendre le processus de décision de ces cas délicats.

Jonathan Franzen, Purity*. Une jeune femme cherche son père, un Allemand de l’Est vivant en Amérique du Sud dont le passé est plus que douteux, une journaliste a une vie amoureuse compliquée, sur fond de réflexion sur les medias traditionnels et les activistes d’Internet. Plus de cinq cents pages d’écriture agréable à lire, qui auraient tout de même pu être éditées légèrement.

Julian Barn. Elizabeth Finch. Le plus français des auteurs britaniques se prête au jeu de la philosophie, par le truchement d’Elizabeth Finch, une universitaire (qui s’inspire d’Anita Brookner), qui subit  une poursuite en justice par un quotidien (on peut deviner de quel quotidien Julian Barnes s’inspire) après une conférence pour le London Book Reviews. Le narrateur est l’un de ses étudiants, qui nous parle de cette femme avec affection et respect, mais aussi de Julien l’Apostat, un Empereur romain qui a régné de 361 à 363 et s’est détourné du christianisme pour se tourner vers les dieux du paganisme. L’étudiant et ami d’Elizabeth Finch philosophe longuement d’une manière très française sur ce thème et se demande ce qui serait arrivé quelques siècles plus tard si Julien avait régné pendant trente ans plutôt que trois ans.

Russel Banks. Foregone*. Je n’ai pas terminé ce livre mais l’écriture de Russell Banks me charme déjà de même que l’histoire d’un cinéaste Canado-Américain sur le point de mourir, qui se prête à l’exercice du documentaire avant la tombée du rideau. Il a fui les Etats-Unis pour échapper à la guerre du Vietnam et c’est depuis Montréal qu’il plonge dans ses souvenirs de la Nouvelle-Angleterre.

*Le titre anglais a été retenu dans la version française.

Laisser un commentaire