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#4061 Bonne annee poetique !

Bonne année poétique  à tous les followers ou autres qui  me rendent visite régulièrement ou de temps en temps. Depuis l’ouverture de ce blog,  j’explore toujours la poésie sous différentes formes, mais il s’agit toujours, depuis le début, de  poésie au quotidien, il s’agit donc, la plupart du temps, de poèmes courts qui   arrivent au détour d’une phrase ou d’une pensée qui me traverse l’esprit, d’une photo inspirante, parfois les deux. Je me demande ce qui m’a occupé l’esprit ce jour-là, la nature de mes réflexions ou de mes préoccupations, que je traduis ensuite  dans mon univers poétique. Les visites me font toujours plaisir, qu’il s’agisse d’un like ou d’une pensée, d’une préférence, d’une inférence : merci.  Je tire mon inspiration de différentes sources, dont certaines sont constantes, alors que d’autres se sont taries au fil des ans (la principale, Kenneth White, que je ne lis plus) J’ai des préférences : de manière générale je cherche la simplicité (Basho par exemple), récemment j’ai ajouté le poète néo-zélandais Sam Hunt à mes lectures mais  je suis toujours hantée par la beauté de l’écriture de Bo Carpelan que je veux connaître davantage cette année.  Parmi les Français, Saint-John-Perse est toujours là, Rimbaud (même si je n’ai pas envie de l’imiter). Chez les Anglais Phillip Larkin, les Gallois Dylan Thomas et Basho chez les Japonais. Il y en a beaucoup d’autres que je ne citerai pas. Du point de vue de la forme, je cherche la simplicité, quelque chose qui éveille l’âme.  J’aime moins les formes torturées ou trop savantes, les poèmes d’amour, mais j’aime les moments amoureux. C’est ce que je fais mais au bout du compte,  chacun fait bien sûr ce qui lui plaît.  Les lecteurs de ce blog, sont super, Je n’ai reçu que trois commentaires négatifs en une dizaine d’années, cela a peut-être à avoir avec le fait que le blog est gratuit (j’ai remarqué que lorsque un influenceur commence à faire de l’argent avec les médias sociaux, les followers se sentent plus libres de faire des commentaires de leur cru). Le premier venait de quelqu’un qui ne me lit plus : il me disait que mon choix de photo était horrible (en fait il avait probablement raison). Le second, en fait n’a pas commenté ma poésie mais m’a envoyé un mp après que j’ai aimé un de ces posts, pour exprimer sa colère : il n’était pas du tout content que j’aie aimé son post. Je n’ai pas compris de quoi il s’agissait. Je le vois parfois apparaître ailleurs mais cela ne me concerne plus. Le troisième m’a écrit il y a quelque temps pour me dire que je tuais la poésie parce que la poésie ce n’est pas à propos des fleurs et des oiseaux. J’ai trouvé la remarque plutôt bizarre, puisque si je ne me gêne pas pour mettre des photos de fleurs et d’oiseaux (je ne peux m’en empêcher en fait), je ne me rappelle pas avoir jamais parlé de fleurs ou d’oiseaux dans ma poésie. Je n’ai pas fait plaisir au visiteur en lui répondant, c’eut été trop d’honneur.

Sur ce je vous laisse sur un des haikus les plus célèbres du maître du haiku,  Basho. Je suis obligée de le mettre en anglais ici, parce que ma traduction française est en entrepôt et que je n’arrive pas à trouver une traduction en français sur internet (cela m’intimide de le traduire moi-même), mais je crois qu’on saisira l’essence de ma recherche ci-dessous :

The old pond

A frog jumps in :

Plop

Poétiquement vôtre

Sylvie G

#3021 silly season in the antipodes*

*I wrote this post in December 2014, inspired by both, a BBC docu and an overwhelming display of Christmas jumpers in Tenby.  Somehow, it resonates  for me, so here we go again :

The BBC recently released a documentary about Tatler’s magazine, a monthly aimed at 150,000 subscribers (and those aspiring to join) from  the British elite. The docu teaches us, among other things, that in these circles, one should not mourn the death of a loved one, but that it is totally appropriate  to grieve after the death of one’s dog. We should also  accept the most outrageous behaviour, provided we do not wear the wrong shade of blue on Tuesdays. More recently, the magazine informed its subscribers that they could wear the « Christmas jumper », provided they wear it « ironically ». I  noted  a strong return of the said sweater in Tenby, but I must admit that I was unable to see the difference between  those  wearing  it ironically and the others. As for me, when I have found the theme that I can identify with, I promise to wear mine  poetically. Happy poetic holiday and  New Year!

#3021 le temps des fetes aux antipodes*

*J’ai rédigé cet article en 2014, inspirée par un docu de la BBC ainsi qu’un enthousiasme troublant pour les pulls thématiques à Tenby.  J’ai toujours envie de partager ce moment le jour de Noël, donc allons-y encore une fois :

La BBC a récemment présenté un documentaire au sujet du magasine Tatler’s, un mensuel s’adressant à 150,000 abonnés faisant partie de l’élite britannique (ou à ceux aspirant à en faire partie). Le docu nous apprend, entre autre choses, que dans ces cercles restreints, on ne doit pas pleurer la mort d’un proche, mais qu’il est de bon ton de faire le deuil de la mort de son chien. On acceptera par ailleurs les comportements les plus outranciers, à condition de ne pas porter la mauvaise teinte de bleu le mardi.

Plus récemment, le magasine a informé ses abonnés qu’ils pouvaient porter le « pull thématique », à condition de le porter  ironiquement . Je constate à Tenby un retour en force de ce dit pull, mais avoue que je n’arrive pas à faire la différence entre  ceux qui le portent   ironiquement et les autres. Quant à moi, lorsque j’aurai trouvé le thème qui « me correspond », je me promets de porter mon « pull de Noël » poétiquement.  Bonne année poétique !

#3023 silly season in the antipodes*

Tourists will converge on Nelson from December 26th and Tahunanui (Tahuna) Beach will be overrun with those wanting (rightly) to take advantage of the good weather. It goes against my need for solitude when I go to the beach but, I just have to go a little further and, suddenly, I am no longer in Nelson, but in a wild place, full of native bush. By the time I have crossed this little path I am in another world, and I can watch the crowds on the beach from afar, enjoying the good weather.

*repost from December 2022

#3023 le temps des fetes aux antipodes*

Les touristes convergeront vers Nelson à partir du 26 décembre et la plage de Tahunanui (Tahuna) sera  envahie de tous ceux qui désirent (à juste titre) profiter du beau temps. Cela va à l’encontre de ma recherche de solitude, lorsque je vais à la plage. Il suffit cependant d’aller un peu plus loin et, tout à coup on n’est plus à Nelson, mais dans un endroit sauvage, rempli de flore endogène. Le temps de traverser ce petit sentier et je suis transportée dans un autre monde et je peux regarder de loin la foule sur la plage en profitant du beau temps.