Bonne année poétique à tous les followers ou autres qui me rendent visite régulièrement ou de temps en temps. Depuis l’ouverture de ce blog, j’explore toujours la poésie sous différentes formes, mais il s’agit toujours, depuis le début, de poésie au quotidien, il s’agit donc, la plupart du temps, de poèmes courts qui arrivent au détour d’une phrase ou d’une pensée qui me traverse l’esprit, d’une photo inspirante, parfois les deux. Je me demande ce qui m’a occupé l’esprit ce jour-là, la nature de mes réflexions ou de mes préoccupations, que je traduis ensuite dans mon univers poétique. Les visites me font toujours plaisir, qu’il s’agisse d’un like ou d’une pensée, d’une préférence, d’une inférence : merci. Je tire mon inspiration de différentes sources, dont certaines sont constantes, alors que d’autres se sont taries au fil des ans (la principale, Kenneth White, que je ne lis plus) J’ai des préférences : de manière générale je cherche la simplicité (Basho par exemple), récemment j’ai ajouté le poète néo-zélandais Sam Hunt à mes lectures mais je suis toujours hantée par la beauté de l’écriture de Bo Carpelan que je veux connaître davantage cette année. Parmi les Français, Saint-John-Perse est toujours là, Rimbaud (même si je n’ai pas envie de l’imiter). Chez les Anglais Phillip Larkin, les Gallois Dylan Thomas et Basho chez les Japonais. Il y en a beaucoup d’autres que je ne citerai pas. Du point de vue de la forme, je cherche la simplicité, quelque chose qui éveille l’âme. J’aime moins les formes torturées ou trop savantes, les poèmes d’amour, mais j’aime les moments amoureux. C’est ce que je fais mais au bout du compte, chacun fait bien sûr ce qui lui plaît. Les lecteurs de ce blog, sont super, Je n’ai reçu que trois commentaires négatifs en une dizaine d’années, cela a peut-être à avoir avec le fait que le blog est gratuit (j’ai remarqué que lorsque un influenceur commence à faire de l’argent avec les médias sociaux, les followers se sentent plus libres de faire des commentaires de leur cru). Le premier venait de quelqu’un qui ne me lit plus : il me disait que mon choix de photo était horrible (en fait il avait probablement raison). Le second, en fait n’a pas commenté ma poésie mais m’a envoyé un mp après que j’ai aimé un de ces posts, pour exprimer sa colère : il n’était pas du tout content que j’aie aimé son post. Je n’ai pas compris de quoi il s’agissait. Je le vois parfois apparaître ailleurs mais cela ne me concerne plus. Le troisième m’a écrit il y a quelque temps pour me dire que je tuais la poésie parce que la poésie ce n’est pas à propos des fleurs et des oiseaux. J’ai trouvé la remarque plutôt bizarre, puisque si je ne me gêne pas pour mettre des photos de fleurs et d’oiseaux (je ne peux m’en empêcher en fait), je ne me rappelle pas avoir jamais parlé de fleurs ou d’oiseaux dans ma poésie. Je n’ai pas fait plaisir au visiteur en lui répondant, c’eut été trop d’honneur.
Sur ce je vous laisse sur un des haikus les plus célèbres du maître du haiku, Basho. Je suis obligée de le mettre en anglais ici, parce que ma traduction française est en entrepôt et que je n’arrive pas à trouver une traduction en français sur internet (cela m’intimide de le traduire moi-même), mais je crois qu’on saisira l’essence de ma recherche ci-dessous :
The old pond
A frog jumps in :
Plop
Poétiquement vôtre
Sylvie G