Au temps des Fêtes, on veut se réunir et partager, ce qui conduit inévitablement à l’évocation de ceux d’entre nous qui sont seuls, certains par choix, certains par obligation. La solitude est bien ou mal vécue selon les individus, le temps de la vie ou le contexte dans lequel on en fait l’expérience. De plus, il n’est pas toujours facile d’en discuter, car les mots eux-mêmes semblent hésiter un peu. L’anglais distingue assez bien la qualité des différents états d’esprit de la solitude avec « solitude » et « loneliness »*. En français, la solitude s’oppose à l’isolement, le second concept insistant davantage sur son caractère imposé ou indésirable. « Se sentir seul », en revanche, est très clairement un état que l’on cherchera à éviter, alors qu' »être seul » peut être vécu de différentes façons. Le ou la « solitaire » aime souvent vivre seul(e).
Pour moi, la solitude est habituellement un état particulièrement positif, car il est souvent choisi et vécu comme un privilège me donnant l’occasion de me ramener vers ce qui est important. Quelles que soient les circonstances, cependant, certains lieux sont pour moi plus particulièrement propices à la solitude et le bord de mer (l’Atlantique ou le Pacifique) est l’un de ceux-là.
*Paul Tillich a dit, à cet égard que : « la langue a créé le mot « loneliness » pour exprimer la douleur d’être seul et elle a créé le mot « solitude » pour exprimer la joie d’être seul.
