Archives pour la catégorie prose

Change to the blog

From Wednesday on, the two sides (French and English) will be merged in one blog http://poesievisuelle.net. The posts will be published at the same time (one post in French, one post in English). Those who are already following the two sides will be able to access the two versions in one click. visualpoetrysylvieg.wordpress.com will not be updated from August on.

My poetry is always written in French first. My approach to translating has changed over the years. These days, I increasingly try to let the English version find its own voice, which means that some nuances may vary or disappear from one language to another. It also happens more and more often that the English translation makes me see the French version from a different angle and brings changes.

 

Poetically yours

Sylvie G

Comment lire

Bien calée dans un fauteuil, avec une tisane ou un café, à demi-étendue sur le canapé dans l’angle d’un rayon de soleil, si possible, bien droite sur une chaise droite ou avant de m’endormir. Jamais dans le bain, rarement à la plage.  Lire.

Mais aussi aller chercher les livres, un geste dont le sens varie selon le lieu où on l’obtient.

La charity shop : je n’ai trouvé qu’un seul livre que j’avais envie de lire dans les six charity shops que j’ai visitées à Tenby. La plupart des livres qu’on y trouve (puisque Tenby est un lieu de vacances), sont des livres légers, des romans policiers (je préfère les voir à la télé, j’ai trop d’imagination pour lire des histoires sinistres de détective avant d’aller au lit), la plupart du temps en plusieurs exemplaires. Ecologique, bon marché, moins bon pour les auteurs (vivants). Exige un bon espace de rangement, ou bien on le rapporte !

La boutique de livres d’occasion : celle de Tenby tient davantage du hangar de collectionneur compulsif que du commerce. Son propriétaire ouvre lorsqu’il en a envie. Il faut donc passer et repasser devant la petite maisonnette dans l’espoir d’y voir de la lumière. Y entrer demande une certaine dose de courage : les livres, les images et les cartes postales y sont empilés dans un joyeux capharnaüm (mais ceux qui le connaissent disent qu’il sait où tout se trouve). Le propriétaire m’accueille avec une certaine méfiance, mais lorsque je choisis Cervantes comme livre de chevet, il me dit que c’est un bon choix (j’ai passé le test, mais je ne conseille pas pour ceux qui ont envie de lecture légère). Toujours agréable de trouver un bon livre, mais évidemment peu de nouveautés.  Ecologique, bon marché, moins bon pour les auteurs (vivants). Exige un espace de rangement (ou on le donne à quelqu’un d’autre).

La foire du livre d’occasion : une fois par an, à Nelson. J’y ai acheté l’an dernier  quelques livres que je n’aurais probablement pas achetés dans une librairie, mais il faut un certain courage pour aller parmi les tables de livres en désordre. Ecologique, bon marché, moins bon pour les auteurs (vivants). Exige un espace de rangement (ou on le donne à quelqu’un d’autre).

La bibliothèque : un arrêt régulier pour y voir ce qu’il y a de nouveau, mais le système de Nelson est fait de telle sorte qu’on peut attendre des mois avant d’avoir accès à un livre. La bibliothèque n’est pas mal, mais enfin, pas une très grande bibliothèque. Ecologique, bon marché, un peu mieux pour les auteurs (vivants).  Pas de problème de rangement.

La librairie : il y a quatre librairies à Nelson. Deux font partie de chaînes (Paper plus et Whitcoulls) et deux sont indépendantes. Je n’ai jamais acheté de livre chez Whitcoulls ou Paper Plus, j’y vais pour acheter des stylos, des cartes de vœux, parfois le journal. Il ne s’y trouve aucun livre qui m’intéresse. La librairie indépendante, Page & Blackmore,  est au centre de Nelson et a gagné autrefois le concours de la meilleure librairie indépendante de Nouvelle-Zélande, grâce, en grande partie, à mon avis, aux deux excellents libraires, qui ont quitté la librairie lorsqu’elle a été vendue l’année dernière. Cette librairie a malheureusement perdu de son lustre après leur départ. Les deux libraires  ont quant à eux  ouvert une autre librairie un peu plus loin, dans une petite rue moins passante, la librairie Volume. Les propriétaires envoient une newsletter hebdomadaire où ils partagent leurs critiques de livres. Ils organisent des événements littéraires à l’occasion et des groupes de lecture pour les enfants. Je souhaite qu’ils puissent continuer d’exercer leurs activités encore longtemps et j’y commanderai sans doute mes livres à l’avenir. Mais je suis convaincue qu’ils ont de la difficulté à   survivre car ils sont un peu en dehors du centre-ville. Moins écologique , plus cher, mais contribue à la vitalité de la ville et les deux libraires connaissent leurs livres. Beaucoup mieux pour les auteurs (vivants). Exige un bon espace de rangement.

L’e-book : il a une certaine utilité (pour le voyage) mais ne remplace pas le livre papier. .  Il me permettra surtout (lorsque j’aurai compris comment le faire) de lire plus régulièrement en français, car faire venir un livre en NZ coûte une fortune. Ecologique, petit prix, positif pour les auteurs. Aucun espace de rangement physique.

Différentes sources de ravitaillement, donc, mais plaisir (presque) toujours garanti et le besoin de peser à chaque fois, le pourquoi et le comment.

 


Fantail

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Je tente depuis 2014 de prendre ce « fantail » néo-zélandais. En principe, pourtant, cet oiseau n’a pas peur des humains et peut venir très près. Mon expérience de ces oiseaux est cependant différente. Aussitôt que je m’approche de l’un d’eux, à Christchurch ou à Nelson, il s’envole. Dimanche dernier, cependant, en balade as Clearwater, je m’arrête as une église (probablement l’une des plus vieilles de Nouvelle-Zélande) et après avoir pris quelques photos, je vais dans le sentier derrière l’édifice par curiosité. Et tout à coup, ce petit « fantail » amical  s’approche de moi, tout curieux (il semble me demander mon nom, ou si je veux bien jouer avec lui). Il virevolte autour de moi, se pose, me laisse prendre de nombreuses photos et je n’en crois pas mes yeux. Je suis rentrée chez moi avec le sentiment d’avoir un petit trésor dans l’appareil-photo.

e-book : oui ou non ?

E-book or not E-book

J’ai acheté mon premier e-book en décembre 2016, lorsque j’étais à Tenby. Je n’avais rien à lire et il n’y a pas de librairie à Tenby. J’ai donc acheté mon premier ebook, que je n’ai pas lu tout de suite, car j’avais entretemps trouvé un livre dans une « charity shop » et plus tard un autre livre chez un bouquiniste qui ouvrait quand bon lui plaisait. J’ai pris la décision de conserver l’e-book pour le voyage, cela allégerait mon sac. Le voyage fut plus épuisant que prévu, en raison d’une course d’une heure à Dubai pour attraper un vol de quatorze heures vers Auckland. En arrivant, je suis allée chercher le livre de Proulx à la bibliothèque et ce n’est qu’il y a quelques semaines que j’ai finalement lu mon premier e-book.

 

En fait, je n’avais pas très envie d’un e-book, parce que j’aime non seulement la lecture, mais  les livres aussi. J’aime le papier, l’odeur, l’objet. Je résistais également à l’achat d’un autre gadget  (kindle ou autre), il me semblait que j’avais déjà assez de joujoux électroniques,  mais je me disais de plus en plus souvent qu’en voyage, cela pourrait tout de même être utile.  Lorsque j’étais à Capri l’an dernier et que je voyais la dame devant moi, qui lisait tranquillement en attendant le départ du ferry sur son petit gadget, j’étais légèrement envieuse. J’ai finalement trouvé Kobo, une plateforme que l’on peut utiliser gratuitement et c’est là que j’ai pu acheter mon premier  e-book.

 

J’ai conclu rapidement que  n’est pas mon mode de lecture préféré, il y a presque toujours un reflet désagréable sur l’écran, je ne peux pas tourner les pages, la division en chapitre ne me laisse pas voir où j’en suis dans ma lecture et tenir une tablette n’est pas aussi agréable que tenir un livre. Je  suis pourtant forcée malgré moi d’y voir certains avantages.  Il y a d’abord, bien sûr, le coût, moindre (pratiquement la moitié moins),  et l’avantage évident en voyage. Jusqu’à présent, j’ai  toujours apporté  un, deux ou trois livres en voyage, mais je ne le ferai probablement plus maintenant. Par ailleurs, ce à quoi je n’avais jamais pensé auparavant mais qui me paraît maintenant tout de même assez important, surtout après avoir lu  le livre de Proulx sur la déforestation, l’économie de papier n’est pas négligeable  et l’e-book représente à cet égard un choix plus écologique. L’avantage principal, cependant, pour moi, est qu’il me permettra, j’espère, de lire plus souvent en français, car faire venir un livre en français en Nouvelle-Zélande est hors de prix. Je ne sais pas encore comment faire cela, car lorsque j’essaie d’aller sur un site français pour obtenir un livre, je n’arrive pas à obtenir l’appli qui permet d’en faire la lecture, car je n’ai pas le numéro de téléphone du pays (mais j’y arriverai un jour). De plus,  j’ai déjà des centaines de livres  en entrepôt, et je ne sais quand je pourrai les reloger dans une belle bibliothèque (dont je rêve souvent). En attendant, je crains le moment  où j’irai récupérer mes livres, car j’ignore dans quel état ils seront (et  certains sont anciens).  L’achat des e-books me permettra peut-être d’attendre un peu plus sereinement ce moment, bien que je ne puisse m’empêcher de penser que ces e-book ne seront jamais sur les rayons de ma future bibliothèque (on ne peut pas tout avoir je suppose). Cela n’a pas empêché d’aller chez mon libraire local, à Nelson, pour faire venir un livre de poésie (de J.R. Prynne), auquel je tenais beaucoup. Ce livre de poèmes est une sorte de bible de poèmes et je prends beaucoup de plaisir à lire un ou deux poèmes de temps en temps, que je n’aimerais pas du tout lire en e-book. Et puis, j’ai très envie d’appuyer cette librairie  indépendante, dont les deux libraires font ce métier par amour du livre et non pour le simple profit et j’aimerais qu’ils ne soient pas forcés de fermer leurs portes, faute de clients. J’y retournerai donc, pour des livres que j’aime plus particulièrement, ou plus rares.  Je continuerai à aller dans les foires de livre (plus écologique), ou à la bibliothèque (mais la bibliothèque de Nelson n’a pas tous les livres dont j’ai envie). L’e-book fera donc maintenant partie de ma vie littéraire en  me donnant accès rapidement aux nouveautés,  parfois difficiles à obtenir ici, sans prendre la place du livre traditionnel.

Art de la rue a Nelson

 

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Je voulais prendre une photo de cette affiche qui se trouve près du supermarché, depuis longtemps, le thème me faisant immanquablement sourire. J’oubliais l’appareil photo ou la lumière n’était pas bonne, mais j’ai fini par la prendre, cette photo, la semaine dernière. Je n’étais pas satisfaite du résultat et j’y suis retournée aujourd’hui pour la refaire, mais une grande partie de l’affiche avait été arrachée. Quel dommage ! Elle ne ratait  jamais son effet !