
pourvu que l’on sache
derrière la rangée d’arbres
la fumée blanche

pourvu que l’on sache
derrière la rangée d’arbres
la fumée blanche

Laisser ses forces s’évaporer, se dissoudre dans la lumière des matins, c’est ainsi, je crois que l’on trouve la force, laisser aller, oublier, s’envoler.

dans le froid qui craque
respiration à rebours
du matin, la vie

Ce n’est pas seulement le chapeau de laine qui me décoiffe, ce sont aussi les petits mots froids, lâchés au dernier moment, les petits abandons, les petites choses comme cela.

surtout se cacher derrière la fenêtre, surveiller l’empilement du froid dans la cour arrière, déchausser, déneiger, dégeler, de la tête aux pieds, qu’est-ce que je fais dans le froid nocturne, mais aussi au soleil ! on ne trouve pas la réponse et l’on regarde les traces de ses propres pas sur le balcon.