
Prendre son envol
Dans la confusion du ciel
de l’air et de l’eau

Prendre son envol
Dans la confusion du ciel
de l’air et de l’eau

En marchant lentement jusqu’au bout
du port nous trouverons cette heure du jour
où les soucis se lassent
puis s’évanouissent
dans le temps qui passe.
Nous tracerons l’esquisse
d’un certain retour
de la chaleur sur les genoux,
du soleil sur les cailloux,
des pêcheurs sur le quai lisse

Et une envie démesurée
de figer
la lumière un peu fatiguée
des fruits de l’été
Sur la dune de sable
le vent se lève dans les yeux
brouille un peu le paysage,
et l’horizon bientôt se dégage.