Attraper le gris du jour
du coin de l’oeil
tête baissée, mains dans les poches
les pas, rythmés, l’essoufflement du coeur,
froid aux pieds. Que ferais-je dans un pays sans saisons ?
Je deviendrais un esprit sans raison
Amer, navrement des émotions,
Amer, tu vois tout faux,
Amer, tu me laisses un goût aigre dans la bouche.
S’approcher de l’hiver
avec appréhension
Quand le toit du ciel s’abaisse
Combien de lumière
Combien d’heures sombres avant le printemps?
L’ennui s’épaissit, écrit
à l’encre noire sur du papier verni
des pensées aiguës
Qui sèchent dans le froid
D’abord trouver le lieu,
et le moment,
puis le rythme : léger le dimanche
Intense la semaine.
Pieds nus dans le sable pour les vacances
Bien chaussés pour le bitume de la ville
Aller quelque part, pressée,
flâner en allant nulle part,
En cherchant le rythme, le mot juste (toujours)
L’étrange beauté du moment
avant-dernier
d’avant le gel
d’avant l’effroi
de quatre heures du soir
dans la saison de la mémoire
d’après vous, sans moi
(et l’illusion de la fin)
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images