Saisir les traces,
la lumière, le temps, fugaces.
Un soupir. Pourquoi ?
Un sourire. D’émoi
Certains se promènent sur l’Esplanade mais elle
avançait dans le monde avec une conscience
aiguë de sa place
dans l’univers
Par la fenêtre, épier les passants qui viennent et vont sur la jetée, sans être vu, jusqu’à la tombée du jour.
Et puis allumer la lumière et ce sont maintenant les passants, dont la curiosité est piquée, qui épient ce qui se passe à l’intérieur.
Qui regarde qui maintenant ?
(et quand fermera-t-elle les volets ?)
C’est l’air froid en abondance
peut-être,
l’espace de trop,
trop de sable
sur la plage,
ou l’absence de repère pour l’ego :
je zigague sur la plage, sans savoir si j’avance.
Le vent l’a traversé
L’eau l’a érodé
Le temps l’a usé
Les cambrioleurs l’ont sauté
Les vers, ici et là, l’ont mangé
Les amoureux l’ont écorché
Moi, devant je suis passée
De la main, je l’ai frôlé
Puis je m’y suis appuyée (encore)
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images