photo : parc régional Kaitoke, forêt vieille de plusieurs centaines d’années, tout près du lieu de tournal du Seigneur des Anneaux (Rivendell, non que je sache ce que c’est, mais certains d’entre vous le sauront).
Je ne trouve pas de motif de réjouissance en ce début d’année 2024, qu’il s’agisse de politique internationale ou nationale, de l’état de la planète ou de la société en général. Cela étant dit, ma vie au quotidien est agréable, alors que mes proches sont en bonne santé et de manière générale assez heureux. Du point de vue local, les vacanciers vont bientôt rentrer chez eux et je pourrai reprendre possession de « ma » plage et de « ma » mer. Nelson a remporté le deuxième prix de la ville la plus ensoleillée au pays (une trentaine d’heures derrière le lac Tekapo). Nous échappons pour le moment aux déluges ou aux sécheresses ailleurs dans le pays, la récolte de kumara (patate douce) sera bonne cette année (l’année dernière, les inondations ont presque tout détruit). La bibliothèque a rouvert ses portes après une année de fermeture. Les tuiles du plafond, trop lourdes, risquaient de blesser quelqu’un sérieusement en cas de tremblement de terre. Le Conseil municipal, aux prises avec l’augmentation du coût de la vie, examine ses dépenses de près: on a pris la décision de ne pas réparer deux de nos piscines (je pense que nos conseillers ne sont pas très sportifs). On veut également éliminer les distributeurs de sacs pour recueillir les crottes de toutous afin d’économiser $37,000. Le ton monte dans la discussion des corbeilles de fleurs, associées à Nelson depuis des décennies. Va-t-on continuer de dépenser $100,000 pour ce luxe ? Mais l’idée la plus saugrenue pour couper les dépenses, qu’on camoufle sous des préoccupations environnementales, en nous disant qu’il s’agit de la meilleure façon de réduire les déchets : enlever les poubelles !
Côté lecture, je suis en train de lire The Other Name, de Jon Fosse, le plus récent prix Nobel de littérature (les deux premiers de six volumes), A Season on Earth (j’adore le titre) la brique de Gerald Murnane, considéré par certains comme le meilleur écrivain de langue anglaise dont personne n’a jamais entendu parler, qu’on croit d’ailleurs être aussi en lice pour un Nobel. Je dois le rapporter à la bibliothèque et me remettre sur la liste d’attente, donc, cela risque d’être long. J’attends le livre Wellness, de Nathan Hill, qui n’est pas encore arrivé à la bibliothèque. Je suis sur la liste d’attente, mais je ne sais pas combien d’abonnés sont devant moi. J’aurai bientôt terminé The Other name et en attendant les livres de la bibliothèque je reprendrai ma lecture de The Patrick Melrose Novels, d’Edward Saint-Aubyn, acheté au marché annuel du livre d’occasion de Nelson.
