Archives de catégorie : nouvelles ordinaires

#4196 nouvelles ordinaires

photo: huit heures du matin, rivière Mataï

Après un début d’été chancelant, le beau temps s’est installé depuis le début de février. Le changement climatique et La Niña aidant, la température de la mer de vingt degrés et plus est encore trop élevée pour moi et même si les enfants sont de retour à l’école et que la plage est plus tranquille, je n’ai pas envie d’y aller. Je vais à la rivière Matai, au lieu-dit « Dennes Hole », où la température de l’eau se situe entre quatorze et seize degrés le matin. J’y vais à la première heure pour profiter de l’eau plus froide, qui dépend de la température de la nuit et se réchauffe vite. C’est la vue que j’ai, lorsque je fais trempette, dans le silence du matin, alors que le soleil filtre à travers les feuilles.

#4186 Nouvelles ordinaires

photo: sculpture spontanée de cailloux aperçue sur le sentier, à Pohara.

De la période des fêtes 2025-26, je retiens le chant des oiseaux à Wellington et les pohutukawas couverts de fleurs rouges, partout dans la ville, une journée de Noël qui restera marquée dans ma mémoire. Il ne faisait pas particulièrement beau ce jour-là, mais malgré le vent et le temps un peu froid, les familles étaient déterminées à profiter au maximum de leur journée : les enfants couraient sur la plage et se baignaient, les parents préparaient les repas de kumara (patates douces), les guitares étaient sorties et l’on chantait entre amis,  une visite au Jardin botanique.

Le mois de décembre a été venteux et pluvieux, mais janvier semble aller dans la bonne direction, côté température. Le passage à 2026 s’est fait dans la douceur et le calme, en fait je ne suis pas tout à fait certaine qu’il s’agisse d’une année bien différente, dans son atmosphère, je ne sens pas de  cassure, seulement une continuation (pour le meilleur pour moi  et malheureusement aussi pour le pire, pour le monde) du 31 décembre.

#4158 nouvelles ordinaires

photo:  Rivière Matai, Nelson

Je ne suis plus les nouvelles internationales, je les trouve trop déprimantes et, dans certains cas, insupportables et inacceptables. Même les nouvelles nationales et régionales  d’un petit pays comme la Nouvelle-Zélande ne sont pas au beau fixe. L’économie et la crise du  coût de la vie, comme on l’appelle ici font la une des medias quotidiennement. Pas un jour ne passe sans qu’un article n’apparaisse quelque part au sujet du prix du beurre, près de dix dollars (NZ) la livre, dans un pays qui en produit tellement qu’il en exporte des tonnes et des tonnes. Cela ne passe pas inaperçu chez les gens dits « ordinaires » qui doivent subir  en plus du prix inabordable des produits laitiers  l’outrage de la pollution par les nitrites (gracieuseté du pipi de vache), sans en récolter les bénéfices. Je n’en souffre pas personnellement mais je sens la mauvaise humeur  en ville et un  grand ras-le-bol qui n’en finit plus de déborder.  La bonne nouvelle est que la Commission européenne a validé le kiwi (le fruit) pour la santé intestinale. Cela a bien sûr fait la une et les producteurs sont très heureux de cette décision. Quant aux consommateurs néo-zélandais, ils espèrent que l’histoire de l’agneau (l’agneau néo-zélandais vendu outre-mer est meilleur et moins cher que ce qui est accesible ici) ne se répétera pas pour le kiwi.

#4138 nouvelles ordinaires

photo : Beauté de l’hiver, Nelson

L’hiver est froid ou pluvieux à Nelson cette année : 2 degrés la nuit, 12 degrés le jour, lorsqu’il fait soleil. Ou alors il fait plus chaud mais il pleut plusieurs jours de suite, ce qui est assez rare dans ce coin du monde, habituellement. Ma passion pour la natation en eau froide en a pris pour son rhume. Je n’ai pas pu nager pendant trois semaines en raison de la pluie, ensuite en raison de la contamination de l’eau, ou bien de la route bloquée par des glissements de terrain. Lorsque j’ai repris ma routine, l’eau était à 11 degrés (c’est tout de même un degré de moins que les bains d’eau froide des cyclistes du Tour de France) , un degré plus élevé que l’an dernier à la même époque, mais l’expérience paraissait plus froide parce que l’air ambient se situait autour de 8 ou 9 degrés en matinée, alors que l’an dernier, l’eau à 10 degrés me paraissait plus confortable parce que je sentais toujours la chaleur du soleil à 12 ou 13 degrés. Tous ces changements sont dus, selon les experts, à la nina et aux changements climatiques en general. En fait j’en suis à ma quatrième année de baignade hivernale et aucun hiver n’a été le même. Je me demande bien ce que me réserve l’hiver prochain.

#4048 nouvelles ordinaires

photo :  j’aime le dénuement de l’hiver

Nouvelles ordinaires. En Janvier 2025, j’ai voulu mettre toutes mes photos sur l’ordi pour procéder à leur classement. Après en avoir mises environ 22,000, mon appli refusait d’en ajouter davantage et c’est là que je me suis rendu compte que je devais faire quelque chose et que j’ai donc entrepris (en effaçant une photo à la fois). Il ne me reste plus que 8,000 photos à reviser, après quoi j’ajouterai les 7 ou 8,000 qu’il me reste sur usb, pour ensuite classer enfin chaque photo dans l’album qui lui appartient. Je ne conseille le laisser-faire dont j’ai fait preuve à personne, mais il y a eu de bons moments, entre autres choses, je me suis rendu compte que je dois laisser les photos tranquilles pendant quelque temps avant de les effacer (pas pendant dix ans comme je l’ai fait), que prendre une photo fait  en sorte que je me souviens souvent mieux d’un moment ou d’un lieu et que mes goûts et mon approche de la photo ont évolué avec le temps. Mais avec tout ce travail  signifie  aussi que j’ai pris très peu de photos cette année et j’ai hâte de m’y remettre.

Côté temperature, l’hiver est bien installé à Nelson avec des temperatures de 1 degré la nuit et de 13 le jour (mais il fait 7 ou 8 le matin lorsque je vais faire ma promenade). Le pic des montagnes est tout blanc mais le soleil est radieux. Il  est agréable de marcher rapidement et d’avoir un peu chaud en fin de marche.