Archives de catégorie : nouvelles ordinaires

#4048 nouvelles ordinaires

photo :  j’aime le dénuement de l’hiver

Nouvelles ordinaires. En Janvier 2025, j’ai voulu mettre toutes mes photos sur l’ordi pour procéder à leur classement. Après en avoir mises environ 22,000, mon appli refusait d’en ajouter davantage et c’est là que je me suis rendu compte que je devais faire quelque chose et que j’ai donc entrepris (en effaçant une photo à la fois). Il ne me reste plus que 8,000 photos à reviser, après quoi j’ajouterai les 7 ou 8,000 qu’il me reste sur usb, pour ensuite classer enfin chaque photo dans l’album qui lui appartient. Je ne conseille le laisser-faire dont j’ai fait preuve à personne, mais il y a eu de bons moments, entre autres choses, je me suis rendu compte que je dois laisser les photos tranquilles pendant quelque temps avant de les effacer (pas pendant dix ans comme je l’ai fait), que prendre une photo fait  en sorte que je me souviens souvent mieux d’un moment ou d’un lieu et que mes goûts et mon approche de la photo ont évolué avec le temps. Mais avec tout ce travail  signifie  aussi que j’ai pris très peu de photos cette année et j’ai hâte de m’y remettre.

Côté temperature, l’hiver est bien installé à Nelson avec des temperatures de 1 degré la nuit et de 13 le jour (mais il fait 7 ou 8 le matin lorsque je vais faire ma promenade). Le pic des montagnes est tout blanc mais le soleil est radieux. Il  est agréable de marcher rapidement et d’avoir un peu chaud en fin de marche.

#4217 nouvelles ordinaires*

photo : abondance automnale à Tangier

L’automne est officiellement arrivé en Nouvelle-Zélande depuis quelque semaines déjà. Les feuilles changent subtilement de couleur, mais il fait toujours beau et chaud, même si les nuits sont fraiches.  Si d’une part je profite de l’abondance des fruits et légumes de l’automne, l’arrivée des méduses et des raies pastenagues a fait diminuer mon enthousiasme pour les baignades, de même que la temperature de l’eau de mer,  toujours à trois ou quatre degrés au-dessus des normales de la saison (21 degrés en ce moment). Du coup, mes baignades ne produisent plus l’afflux d’endorphines de mes baignades à 10 degrés. Ailleurs en ville, le festival italien d’une seule journée nous rappelle que la communauté italienne est implantée à Nelson depuis de nombreuses générations. Fromages, pizzas, Ducati, Alpha Romeo, Babagetto, Vivio, Gelato roma et compagnie se sont réunis un beau dimanche ensoleillé pour le plus grand plaisir de la foule dense et de bonne humeur malgré la chaleur.

*ce titre est une référence à Emilie Dickinson

#4110 nouvelles ordinaires *

Photo : Wainui Bay, des poteaux électriques un peu tristes qui semblent abandonnés ( il faut bien regarder pour les voir)

Pourtant je me suis imaginée vivre là, pendant quelques minutes,  avec ces poteaux comme un cimetière de notre civilisation, et quelques cabanes délabrées. Il faut dire que  le silence y était d’une   qualité exceptionnelle.

*le titre de cette rubrique est inspiré par Emily Dickinson :

« The simple news that nature told »

#4099 Nouvelles ordinaires *

photo : un arbre automnal tout près de chez moi, à Nelson

Je me suis levée un matin, et il était là, l’automne, je veux dire, avec des arbres aux nouvelles couleurs, l’air frais du matin, le changement dans la lumière, qui rend tout un peu mélancolique. Au soleil, c’est une saison magique, mais il y a aussi la pluie qui va venir (pour laquelle les agriculteurs seront reconnaissants), les matins frisquets, les quatre saisons en vingt-quatre heures et l’addition du mérino, des chaussettes en laine, on sent le temps qui passe.

*cette catégorie s’inspire d’une citation d’Emilie Dickinson « simple news »

#4069 nouvelles ordinaires

photo : parc régional Kaitoke, forêt vieille de plusieurs centaines d’années, tout près du lieu de tournal du Seigneur des Anneaux (Rivendell, non que je sache ce que c’est, mais certains d’entre vous le sauront).

Je ne trouve pas de motif de réjouissance en ce début d’année 2024, qu’il s’agisse de  politique internationale ou nationale, de l’état de la planète ou de la société en général. Cela étant dit, ma vie au quotidien est agréable, alors que mes proches sont en bonne santé et de manière générale assez heureux. Du point de vue local, les vacanciers vont bientôt rentrer chez eux et je pourrai reprendre possession de « ma » plage et de « ma » mer. Nelson a remporté le deuxième prix de la ville la plus ensoleillée au pays (une trentaine d’heures derrière le lac Tekapo). Nous échappons pour le moment aux déluges ou aux sécheresses ailleurs dans le pays,  la récolte de kumara (patate douce) sera bonne cette année (l’année dernière, les inondations ont presque tout détruit). La bibliothèque a rouvert ses portes après une année de fermeture. Les tuiles du plafond, trop lourdes, risquaient de blesser quelqu’un sérieusement en cas de tremblement de terre. Le Conseil municipal, aux prises avec l’augmentation du coût de la vie, examine ses dépenses de près: on  a pris la décision de ne pas réparer deux de nos piscines (je pense que nos conseillers ne sont pas très sportifs). On veut également éliminer les distributeurs de sacs pour recueillir les crottes de toutous afin d’économiser $37,000. Le ton monte dans la discussion des corbeilles de fleurs, associées à Nelson depuis des décennies. Va-t-on continuer de dépenser $100,000 pour ce luxe ? Mais l’idée la plus saugrenue pour couper les dépenses, qu’on camoufle sous des préoccupations environnementales, en nous disant qu’il s’agit de la meilleure façon de réduire les déchets : enlever les poubelles !

Côté lecture, je suis en train de lire The Other Name, de Jon Fosse, le plus récent prix Nobel de littérature (les deux premiers de six volumes), A Season on Earth (j’adore le titre) la brique de Gerald  Murnane, considéré par certains comme le meilleur écrivain de langue anglaise dont personne n’a jamais entendu parler, qu’on croit d’ailleurs être aussi en lice pour un Nobel. Je dois le rapporter à la bibliothèque et me remettre sur la liste d’attente, donc, cela risque d’être long. J’attends le livre Wellness, de Nathan Hill, qui n’est pas encore arrivé à la bibliothèque. Je suis sur la liste d’attente, mais je ne sais pas combien d’abonnés sont devant moi. J’aurai bientôt terminé The Other name et en attendant les livres de la bibliothèque je reprendrai ma lecture de The Patrick Melrose Novels, d’Edward Saint-Aubyn, acheté au marché annuel du livre d’occasion de Nelson.