Archives de catégorie : nouvelles ordinaires

#4099 Nouvelles ordinaires *

photo : un arbre automnal tout près de chez moi, à Nelson

Je me suis levée un matin, et il était là, l’automne, je veux dire, avec des arbres aux nouvelles couleurs, l’air frais du matin, le changement dans la lumière, qui rend tout un peu mélancolique. Au soleil, c’est une saison magique, mais il y a aussi la pluie qui va venir (pour laquelle les agriculteurs seront reconnaissants), les matins frisquets, les quatre saisons en vingt-quatre heures et l’addition du mérino, des chaussettes en laine, on sent le temps qui passe.

*cette catégorie s’inspire d’une citation d’Emilie Dickinson « simple news »

#4069 nouvelles ordinaires

photo : parc régional Kaitoke, forêt vieille de plusieurs centaines d’années, tout près du lieu de tournal du Seigneur des Anneaux (Rivendell, non que je sache ce que c’est, mais certains d’entre vous le sauront).

Je ne trouve pas de motif de réjouissance en ce début d’année 2024, qu’il s’agisse de  politique internationale ou nationale, de l’état de la planète ou de la société en général. Cela étant dit, ma vie au quotidien est agréable, alors que mes proches sont en bonne santé et de manière générale assez heureux. Du point de vue local, les vacanciers vont bientôt rentrer chez eux et je pourrai reprendre possession de « ma » plage et de « ma » mer. Nelson a remporté le deuxième prix de la ville la plus ensoleillée au pays (une trentaine d’heures derrière le lac Tekapo). Nous échappons pour le moment aux déluges ou aux sécheresses ailleurs dans le pays,  la récolte de kumara (patate douce) sera bonne cette année (l’année dernière, les inondations ont presque tout détruit). La bibliothèque a rouvert ses portes après une année de fermeture. Les tuiles du plafond, trop lourdes, risquaient de blesser quelqu’un sérieusement en cas de tremblement de terre. Le Conseil municipal, aux prises avec l’augmentation du coût de la vie, examine ses dépenses de près: on  a pris la décision de ne pas réparer deux de nos piscines (je pense que nos conseillers ne sont pas très sportifs). On veut également éliminer les distributeurs de sacs pour recueillir les crottes de toutous afin d’économiser $37,000. Le ton monte dans la discussion des corbeilles de fleurs, associées à Nelson depuis des décennies. Va-t-on continuer de dépenser $100,000 pour ce luxe ? Mais l’idée la plus saugrenue pour couper les dépenses, qu’on camoufle sous des préoccupations environnementales, en nous disant qu’il s’agit de la meilleure façon de réduire les déchets : enlever les poubelles !

Côté lecture, je suis en train de lire The Other Name, de Jon Fosse, le plus récent prix Nobel de littérature (les deux premiers de six volumes), A Season on Earth (j’adore le titre) la brique de Gerald  Murnane, considéré par certains comme le meilleur écrivain de langue anglaise dont personne n’a jamais entendu parler, qu’on croit d’ailleurs être aussi en lice pour un Nobel. Je dois le rapporter à la bibliothèque et me remettre sur la liste d’attente, donc, cela risque d’être long. J’attends le livre Wellness, de Nathan Hill, qui n’est pas encore arrivé à la bibliothèque. Je suis sur la liste d’attente, mais je ne sais pas combien d’abonnés sont devant moi. J’aurai bientôt terminé The Other name et en attendant les livres de la bibliothèque je reprendrai ma lecture de The Patrick Melrose Novels, d’Edward Saint-Aubyn, acheté au marché annuel du livre d’occasion de Nelson.

#4042 nouvelles ordinaires

J’ai tendance à préférer l’automne au printemps, mais cette année le printemps m’a particulièrement mise en joie. Je remarque davantage l’explosion de couleurs dans les arbres et les jardins,  le vert tendre des nouvelles feuilles. Ce que je guette cependant avec impatience, chaque année, est l’arrivée des canetons au jardin botanique et dans la rivière Matai. Quelques semaines avant leur arrivée, l’on sait que quelque chose se passe lorsque  les canards se perchent dans les arbres et font grand bruit, dans ce qui ressemble à des disputes domestiques. Ensuite je les aperçois enfin, la plupart du temps  en compagnie d’une baby-sitter, il y en avait au moins une douzaine cette année, tous plus mignons les uns que les autres. Je surveille leur évolution de près en allant au jardin botanique. Mais ils grandissent trop vite et j’ai constaté avec consternation, il y a quelques jours, que la plupart des mignons petits canards étaient déjà au bord de l’âge ingrat de l’adolescence. Ils perdaient leurs jolies plumes duveteuses et ressemblaient de plus en plus aux adultes. Mais en regardant de plus près, je me suis rendu compte qu’il y avait en fait une grande variété dans la  croissance des canetons, des plus mignons (photo) aux presque adultes, donc je pourrai profiter encore un peu des petites boules duveteuses printanières.

#4023 Nouvelles ordinaires

J’ai l’habitude des saisons qui commencent le 21 juin, septembre, décembre, mars, du moins officiellement. Mais ici, en Nouvelle-Zélande, on aime simplifier les choses (j’espère que mon seul abonné néo-zélandais sera d’accord) et l’on décrète le début de chaque saison au début du mois. Cela me convient tout à fait pour le printemps (premier septembre), l’été (premier décembre), l’automne (premier mars), j’aimerais seulement que l’hiver commence le 21 juin et se termine le 31 août. Ce n’est pas trop demander, il me semble.

#3003 nouvelles ordinaires (5)

J’ai vainement cherché le nom de cet arbre, que je crois être néo-zélandais, mais je n’en suis pas certaine. Quoi qu’il en soit, lorsque j’ai aperçu quelques-uns d’entre eux dans le sous-bois près de la rivière Marahau, je m’imaginais assez facilement comment ils  pourraient devenir des personnages de légendes mystérieuses et magiques dans des histoires extraordinaires tellement il serait facile de les confondre avec la silhouette d’un être humain.