Géométrie du soir
Sur un petit mur noir
Les fleurs gribouillent
l’histoire de la ville
sur l’étrange étendard
à côté duquel on bafouille
en battant des cils
Dans les matins de gelée,
le feu, je réinventerai,
jusqu’au recommencement des roses
Il y avait des lignes,
et il y avait des mots,
et entre les lignes
il y avait d’autres mots,
muets et délicats,
qui se cachaient de la lumière
et ne voulaient pas trop
sortir de l’ombre.
Arriver sur la Place de la Ville,
Anticipant le bruit de la joyeuse fontaine.
Des pâquerettes humiliées, à la place,
qui flottent à la surface.
Dérive
Quelle heure est-il ?
L’heure de se rendre au bout de tous les chemins?
Cassés ou non, cul-de-sac, interdit de tourner à droite.
L’heure de se rendre ?
Ou l’heure de se rendre compte ?
(mais le temps ne passe pas toujours)
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images