Archives par mot-clé : poesie

#4249 poesie

photo : garde-manger des tuis a cette epoque de l’annee. Ci-dessous, un extrait d’un poème que j’ai publié dans Moebius, numéro 39, hiver 89, intitulé Entre mes lignes d’oubli

Déroute ma démarche

et je corrigerai ce mot

où je vais furtivement

entre mes lignes d’oubli

tiens une promesse hautaine

faite à une ligne d’horizon

mais ne tiens pas à moi

acquiesce à mon superbe effroi de louve

tapi dans une solitude nordique. C’est ici

que s’eteint mon courage, que la terre s’ouvre

que tu m’entraînes en continuant de sourire

Étrangement aux trottoirs.

#4239 poesie

Au seuil de la saison froide, grise et souvent un peu triste, j’essaie de regarder ce qui m’entoure d’une manière différente et je suis surprise par ce que j’aperçois.

L’air était humide.

mais il ne pleuvait pas

Le vent frais clarifiait mes pensées.

Dans le sous-bois derrière la cathédrale.

les doigts gelés

on n’en finirait jamais d’apprendre

et même s’il faisait humide et froid

Le moment était beau.

#4229 poesie

photo: desert d’Atacama, Chili, un endroit ideal pour se visiter soi-meme.

Le poème ci-dessous s’inscrit dans mes réflexions autour de Carl Jung, qui suggérait d’analyser nos propres réactions aux irritants de la vie. C’est la plupart du temps ce que je fais lorsqu’une situation, une personne ou un comportement m’impatiente ou me met de mauvaise humeur. Les réponses deviennent de jour en jour plus longues et profondes et contribuent à mieux me comprendre tout autant que les autres. C’est pourquoi, lorsque je vois les réactions agressives, explosives ou haineuses dans les médias sociaux, ainsi que les remarques en apparence bienveillantes, qui camouflent assez mal la jalousie, les regrets ou l’envie, je me dis que les conseils de Jung pourraient profiter à beaucoup de monde.

On projette son âme sur les  mots des autres

On dévoile ses rêves et ses reflets sombres

Lorsqu’on prépare ses invectives camouflées

Dans un humour bon marché,

On se moque de ceux qu’on aurait voulu être

Si la décence ne nous avait pas été enseignée

Ce qu’on regrette un peu tout de même

Ce serait sympa

De ne pas avoir d’âme

Pendant un moment ou deux