Dans les matins de gelée,
le feu, je réinventerai,
jusqu’au recommencement des roses
Si j’avais une maison
Elle serait vaine.
Les jours de grand soleil
à l’heure du thé,
Elle s’admirerait
dans un lac
aux eaux fragiles
et claires
en soupirant d’aise
Les heures
chancellent
délicatement
à l’abri de la débâcle
dans l’ébauche d’un après-midi rêveur
Comme un chuchotement de la voix
Une diminution des choses
une chaleur dans les yeux las
des histoires quotidiennes
venant de saisons anciennes
de petits rires et de grands émois
dans un jour qui s’affaisse
dans les tons de rose
Comme si le temps
voulait s’interrompre,
fatigué de sa course
avec la montre,
figé dans l’air
éternel,
avec les pensées gelées
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images