on chantait en silence
des airs qui ne disaient rien
on soupirait de fatigue et d’aise
à la fin de jours collants
mais le temps ne passait guère
et on n’avançait pas
on attendait d’être grands
pour commencer à vivre
on ne savait pas
qu’on vivait déjà
dans l’éternité de l’instant
comme les cordages
qui s’usent sans se rompre
le temps suit son cours
*d’abord mis en ligne en 2021, revise en 2022
plage, Wellington, huitrier, Sylvie GE
arrêter le temps
en s’arrêtant simplement pour
être sur la plage
en route pour le lac Titicaca, Perou, 2018, Sylvie GE
Mais le vent était doux
presque pas du vent,
une brise, peut-être,
qui apprivoisait le soleil,
allongeait le temps,
étiré, densifié,
derrière mes ailes
cage a homard, detail, Tenby, janvier 2019, canon, Sylvie Ge
les instants s’écoulent
sans tenir compte du temps
l’instant, telle une goutte
le temps tel l’océan
l’un à l’autre, indifférents
*d’abord publié en mars 2019, revu et corrigé (pour le mieux, j’espère) en mars 2020
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images