Tous les articles par Sylvie Ge

I find inspiration from different forms of poetry (White, haiku, Prynne ) and everyday life to feed this experimental blog. I have devoted my time to writing and poetry since 2015, after working as an academic at the University of Canterbury from1995. Photos are mine unless stated otherwise. Canon digital. Je m'inspire librement de differentes formes de poesie (White, haiku, Prynne) et du quotidien pour alimenter ce blog de poesie visuelle. Je me consacre maintenant entierement a l'ecriture, apres avoir quitte la vie universitaire (Universite de Canterbury) en 2015. Les photos sont les miennes, sauf indication contrary. canon digital

#4259 poesie

photo: Tenby, North beach, le lien avec les forces de la nature est très fort, qu’on le veuille ou non

extrait d’un poème publié dans la revue Moebius no 39 en 1989

La brisure de la terre qui me regarde de tous ses yeux, qui s’attarde à mourir, avive mon sentiment de défaite et la détresse du soir. Continue tout droit et tu arriveras là où ma rigueur glacée ne prouve rien, où tes lèvres serties dans l’ennui pâlissent déjà, où ton œil barbare s’éteint.

Tu trembles étrangement au seuil de mon désarroi qui réintègre subitement le cours de l’histoire.

#4258 poetry

photo: Tenby. There are many ways to pass time. Some are easily explained, others, not so easily.

and we would be asked

« but what did you do?

yesterday, the day before yesterday? »

and we knew that the day had been full

since the morning

we remembered our steps in the drizzle

the light making its way

through the clouds we hadn’t

even noticed the time passing

we could swear to it

what we had done

we didn’t know how

to say it but what we were

that we knew

#4258 poesie

photo: Tenby. Il y a toutes sortes de facons de passer le temps : certaines s’expliquent, d’autres s’expliquent moins.

et on nous demanderait

« mais qu’avez-vous fait?

hier, avant-hier? »

On savait que le jour avait été plein.

depuis le matin

on se souvenait de nos pas dans le crachin

de la lumière qui se faisait un chemin

À travers les nuages, on n’avait

même pas vu le temps passer

on pouvait le jurer

ce qu’on avait fait

on ne saurait

Le dire mais ce que l’on était

On le savait.