Dans le bleu de la nuit vautour
Les pensées de la journée
traversent le mur du sens
pour s’ébouriffer dans l’inconscience
avant de retrouver leur alignement
aux petites heures de l’affrontement
entre le soi et le jour
De curieux paysages
se profilent sur les murs de la nuit
Des ombres s’infiltrent
dans l’imaginaire
des paupières
alourdies
Des noirs et des bleus s’invitent
(rêver)
J’aime celui
qui nourrit,
pas celui qui angoisse et affaiblit
J’aime celui
qui vient avec la nuit
pas celui qui abrutit
la pensée et vous laisse sans abri
J’aime celui
qui vit
à deux, les yeux fermés à demi,
et tait le vacarme aigri
des alibis de la vie
Comme un chuchotement de la voix
Une diminution des choses
une chaleur dans les yeux las
des histoires quotidiennes
venant de saisons anciennes
de petits rires et de grands émois
dans un jour qui s’affaisse
dans les tons de rose
L’horizon bleu,
indéfini et infini,
traversé d’une frontière sombre,
plus ou moins au milieu.
Puis elle se leva,
la lune.
Heureusement
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images