Une quarantaine de minutes
de marche pour aller
à ce petit marché
ne vendant que des citrons
Quarante minutes
pour dix citrons
Quatre minutes par citron
Ils sont frais, ils sentent bon
et l’affichette vaut à elle seule un million.
Un seul de mes arrêts pour faire les provisions
mais celui qui me donne le plus de satisfaction
Lorsqu’on suspend ses vêtements
avant de partir le matin
et qu’ils sentent le vent
lorsqu’on revient
On sait que ce n’est plus l’hiver
mais pas tout à fait le printemps
lorsqu’ils craquent en les pliant
le temps passe-t-il ?Le
Quelle heure est-il ?
L’heure de retrouver
le fil de ta vie
tout engourdie
là où tu l’as laissée
tomber, trop occupé
que t’étais, à bosser
tout engourdie
pour la gagner
tout endolorie
Chez moi :
Un endroit
où il n’y a pas de rides sur l’eau
où je vais quand plus rien ne va
un endroit
où les cahiers lignés sont une deuxième peau
où les mots ont raison des aleas
de la vie et des bobos
Entre deux villes
et deux vies
Traverser la ville de l’Espoir,
Franchir le Ruisseau puant,
et le Vallée douteuse,
pour atteindre la lumière.
* Tous les toponymes de ce poème sont réels
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images