Ici
l’hiver finalement englouti,
dansle temps converti
en soleil chauffant les yeux bouffis
par la sève appauvrie
de la peau blanchie,
la laisse démunie,
en quelque sorte avilie
Derrière le comptoir
quelque chose cloche
bien que je n’y puisse rien
l’employé me prévient
de la mort du terminus
dans un avenir proche:
« vous ne rirez plus
quand il aura disparu »
assène-t-il, menaçant comme un cactus
Dans les virages de l’histoire,
de petites pertes de soi,
des petits riens de passé,
qui n’en valent pas la peine,
qui ne valent pas les mots
pour les dire
(c’est du moins ce qu’ils disent)
Rien à signaler
au début de la semaine
pleine
de petits rien qui saignent
et drainent
le sang des oubliés
Navigation des articles
My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images