
On a tendance à croire qu’il ne se passe rien en Nouvelle-Zélande mais il s’agit d’un cliché que j’ai l’intention de détruire avec cet article (et il ne s’agira pas des négociations interminables pour former le nouveau gouvernement, en fait, je trouve que depuis plus d’un mois, le pays va très bien sans qu’on n’ait besoin de personne à la barre).
Tous les ans, nous sommes déchirés par le concours de l’oiseau de l’année : tricherie, ingérence étrangère, compétition douteuse (une chauve-souris a gagné le concours il y a quelques années), tout y passe. Cette année, bien que je n’aie aucune idée de la raison qui a motivé le concours de l’oiseau, non pas de l’année, mais du siècle, nous avons subi l’ingérence américaine de façon honteuse par le truchement de John Oliver, qui a eu l’audace de soumettre la candidature du puteketeke, un oiseau qui a la double nationalité, néo-zélandaise et australienne, et d’appeler à l’international pour lui faire rafler le prix grâce à un vote record de 290,374 votes, suivi de très loin du kiwi brun de l’île du Nord avec 277, 470 votes de moins. Cheeky le kea a déclaré : « Ce matin, nous devons accepter la défaite. Il ne s’agit pas du résultat recherché par notre communauté, mais il est important de se rallier au puteketeke. »