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#4259 poesie

photo: Tenby, North beach, le lien avec les forces de la nature est très fort, qu’on le veuille ou non

extrait d’un poème publié dans la revue Moebius no 39 en 1989

La brisure de la terre qui me regarde de tous ses yeux, qui s’attarde à mourir, avive mon sentiment de défaite et la détresse du soir. Continue tout droit et tu arriveras là où ma rigueur glacée ne prouve rien, où tes lèvres serties dans l’ennui pâlissent déjà, où ton œil barbare s’éteint.

Tu trembles étrangement au seuil de mon désarroi qui réintègre subitement le cours de l’histoire.

#4173 poesie

J’ai écrit et publié de la poésie (sur papier) il y a longtemps, avant d’écrire deux romans et un troisième que j’ai laissé de côté pour revenir à la poésie. En relisant de vieux carnets je me suis rendu compte que même lorsque je croyais avoir laissé la poésie de côté, j’écrivais de la poésie entre deux paragraphes. Ci-dessous, une version révisée d’un poème écrit dans la vieille bibliothèque d’Aberystwyth, au Pays de Galles, un endroit magique, sur l’Atlantique. C’était au mois de novembre, il faisait sombre tous les jours et je ne prenais pas de photo à cette époque, malheureusement, mais j’ai absolument adoré chaque jour que j’y ai passé. J’ai illustré le poème avec une photo de goéland,  car c’est là-bas que j’ai rencontré les plus effrontés (ils me volaient mes sandwichs).

Grimper l’escalier tordu

marcher sur les planches qui craquent

lire des livres qui parlent

d’une langue d’autrefois

Lumière diffuse dans les vitraux anciens

et les hommes vieux

qui se souviennent en marchant

les mains dans le dos

d’un passé douloureux qui

les a brisés

et je les vois  passer 

#4210 poesie

photo : château qui a vu de meilleurs jours, Manorbier, Pays de Galles, Grande-Bretagne

On récrirait notre histoire

en remontant le temps

de toutes les manières

en s’accrochant aux vents

flottant dans nos rêves

et durerait longtemps

on écrabouillerait l’ennemi de la lumière

du moins on le croyait

mais on refuserait

de voir nos propres ruines

notre  châtelet de cartes humides