Archives par mot-clé : bibliotheque

#4173 poesie

J’ai écrit et publié de la poésie (sur papier) il y a longtemps, avant d’écrire deux romans et un troisième que j’ai laissé de côté pour revenir à la poésie. En relisant de vieux carnets je me suis rendu compte que même lorsque je croyais avoir laissé la poésie de côté, j’écrivais de la poésie entre deux paragraphes. Ci-dessous, une version révisée d’un poème écrit dans la vieille bibliothèque d’Aberystwyth, au Pays de Galles, un endroit magique, sur l’Atlantique. C’était au mois de novembre, il faisait sombre tous les jours et je ne prenais pas de photo à cette époque, malheureusement, mais j’ai absolument adoré chaque jour que j’y ai passé. J’ai illustré le poème avec une photo de goéland,  car c’est là-bas que j’ai rencontré les plus effrontés (ils me volaient mes sandwichs).

Grimper l’escalier tordu

marcher sur les planches qui craquent

lire des livres qui parlent

d’une langue d’autrefois

Lumière diffuse dans les vitraux anciens

et les hommes vieux

qui se souviennent en marchant

les mains dans le dos

d’un passé douloureux qui

les a brisés

et je les vois  passer 

bibliotheque de l’avenir

bibliotheque de Nelson, septembre 2020, Sylvie GE

Dans notre partie du monde, les machines à coudres sont devenues un sujet de conversation, un grand titre dans les infos du soir, bref elles ont retrouvé un peu du lustre qu’elles avaient perdu, dans la poussière des armoires où elles dormaient la plupart du temps jusqu’à récemment (masque de tissu oblige). Au plus fort de la pandémie, les infos du soir nous ont alertés au fait que la communauté des Iles du Pacifique (dans l’Ile du Nord) à court de masque,  n’avait qu’une seule machine à coudre pour fournir des masques à tout le monde. Des dons de machines à coudre ont suivi, les « charity shops » ont ensuite reçu la visite de tous ceux cherchant à acheter une machine d’occasion à bon prix, ensuite les marchés d’occasion ont été inondés de vieilles machines à coudre, dont on essayait de se débarrasser pour être utile ou pour faire un peu d’argent. L’initiative qui m’a cependant le plus impressionnée est celle consistant à mettre à la disposition du public de Nelson, des machines à coudres publiques, que l’on peut réserver pour travailler sur le projet de son choix. Quelle bonne idée ! Je dois cependant avouer que le fait d’avoir utilisé de l’espace dans la bibliothèque pour ce faire m’attriste un peu. J’aurais préféré que ce fût ailleurs. Il ne manque pas d’espace vide dans cette ville et il me semble qu’à chaque fois qu’on rétrécit l’espace consacré aux livres ou à des activités connexes (les ordinateurs ne me semblent pas déplacés dans ce contexte), on vole un peu de son lustre à une activité qui aurait besoin d’être davantage vantée par les temps qui courent.