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Wakefield (1)

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A vingt-cinq kilomètres au sud de Nelson se trouve le petit village de Wakefield (nommé d’après la ville anglaise) où je suis allée voir une exposition de matelassage (je ne suis pas certaine du terme en français, « patchwork », peut-être, « couture à la main »). En fait, j’y allais pour faire plaisir àquelqu’un, mais l’exposition était en fin de compte très intéressante (je n’ai pas pris de photos parce que la lumière ne s’y prêtait pas). Les motifs plus traditionnels côtoyaient les interprétations plus modernes. Rien n’était à vendre, du moins pas officiellement, et j’ai trouvé rafraîchissant qu’il n’y ait pas de promotion. Je ne pouvais cependant  m’empêcher de me dire que si  ces œuvres étaient vendues, elles seraient hors de prix. Et que ces  prix exorbitants seraient néanmoins bien en-deça de leur véritable valeur, car chacune des œuvres représente des centaines et même des milliers d’heures de travail, à n’en pas douter.

 

A la sortie de l’exposition, je me suis arrêtée  à l’église anglicane, fondée en 1846, l’une des églises les plus anciennes de Nouvelle-Zélande. La porte était verrouillée, malheureusement et je ne pouvais qu’apercevoir les magnifiques bancs en kauri, un bois précieux de Nouvelle-Zélande. Le cimetière est également l’un des plus vieux du pays et j’ai lu quelques épitaphes, comme je le fais toujours. C’est une petite croix de bois qui m’a cependant le plus émue.

 

Sur la route du retour, j’ai acheté quelques figues bio au bord de la route. Un magnifique soleil d’automne m’a accompagnée tout au long de la route. En somme, une journée parfaite.

Canetons

 

canards1J’attendais avec impatience, en septembre, l’arrivée des canetons sur la rivière. J’aime voir les premières journées de ces petits qui ne comprennent rien, piaillent sans cesse, surtout lorsqu’ils croient avoir perdu leur baby-sitter. J’étais convaincue de pouvoir les voir avant mon départ, le 16 septembre. Le jour de mon départ, alors que je ne les avais toujours pas aperçus, j’étais allée encore une fois, au bord de la rivière : ils auraient dû être là, je sentais une certaine fébrilité, ils allaient apparaître dans un détour… mais non. Le journal local, cependant, le jour même, publiait la photo d’une ribambelle de canetons menée par une baby-sitter pas peu fière. J’ai pensé souvent à ces canetons pendant mon séjour montréalais et une fois revenue, mon premier souci fut de vérifier où les canetons en étaient. Ils ont grandi, bien sûr, mais dans leur plumage ébouriffé, on voit toujours les traces de leur naïveté, leur propension à fuir les humains (tandis que leurs parents les identifient à une source de nourriture et s’approchent sans crainte aucune). Ils ne semblent plus se perdre et ils auront bientôt tout ce qu’il faut pour vivre leur vie de canards indépendants, mais ils ont encore les traits de la jeunesse et je me promets de repasser souvent pour les admirer.