photo: il ne manque plus que l’arche (les livres sont dans les arbres), Pohara, forêt endogène, Golden Bay
c’était dans nos pensées:
ou bien dans nos rêves
une barque verte ou une arche (de Noé?)
quittait la rive
avec des livres
aussi verts
contenant des mots qu’on lirait peut-être
dans un désarroi tranquille
en route vers l’eau salée
photo : rivière Matai, près de chez moi, une marche matinale, qui sent un peu la fin de l’été, les saules se penchent sur la rivière
nous reprendrions/
la conversation /
où nous l’avions laissée/
longtemps auparavant/
près de la rivière/
l’eau était si claire !/
nos airs tristes et graves/
dans la minceur de l’air/
s’évaporeraient/
dans la minceur de l’air/
dont il restait/
une nostalgie/
même pas amère/
mais une petite envie/
de retourner en arrière/
pour se refaire
j’imposerai le silence
dans l’insolence du dimanche
qui laisse les tondeuses
déranger le calme de l’air
pour protéger le vert tendre
de la douceur du printemps
jardin botanique, Nelson, ete 2021-2022, Sylvie GE
tu les entendais dehors
mais en dedans aussi
et même avec les mains sur les oreilles
pour essayer de dormir
tu les entendais gémir
tu les entendais souffrir
ils allaient mourir
les arbres sans racines
Nelson, 2021, Sylvie GE
Où en étions-nous ?
à l’heure des souvenirs,
des rigolades nostalgiques,
on recommençait
des histoires vraies
et d’autres qu’on inventait
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images