photo : de jeunes wekas qui font leurs premiers pas à Marahau, jardins venteux, Abel Tasman
j’apprendrai la cadence de mon pas à l’abri du monde dans les traces savantes des histoires anciennes selon le pouls du monde qui bat dans mes veines
photo : de jeunes wekas qui font leurs premiers pas à Marahau, jardins venteux, Abel Tasman
j’apprendrai la cadence de mon pas à l’abri du monde dans les traces savantes des histoires anciennes selon le pouls du monde qui bat dans mes veines
photo : un héron seul comme un dimanche à Marahau
je marchais dans la ville
mais j’entendais mes pas
comme dans un dimanche d’enfant
tout le monde est rentré
pour prendre le thé
c’est sûr on devra
attendre le lundi
pour reprendre sa vie
Photo : A marée basse, les oiseaux s’affairent à trouver ce que la mer leur a trouvé de bon, au travers des branches qui s’acharnent à trouver une place dans le brouhaha de la terre, à Marahau (jardins venteux).
Chacun fait sa petite affaire/
après le retrait de la mer/
errer dans les mouvements de la terre/
et la fraîcheur de l’air
Photo : Marahau (jardins venteux), à marée haute, ce marais est submergé. A marée basse, un petit courant d’eau se fraie un chemin dans les herbes folles pour aller rejoindre la mère.
Lorsque j’ai vu ce courant d’eau se frayant un chemin tortueux parmi les herbes folles, je me suis tout de suite dit que cela ressemblait à ma vie, qui n’a jamais suivi de ligne droite, a souvent été submergée, mais a continué de faire son chemin en direction de la mer.
*comme toujours, inspiré du travail d’Edouard Levé
photo: parc national Abel Tasman, Marahau, Nouvelle-Zélance, plage
nous nous hâterons de nous glisser en silence dans les fentes du jour sans être aperçus de la plupart, il en sera de même de nos âmes et de nos histoires, puisque la vie se vit de toutes sortes de façons.
*d’abord mis en ligne en février 2023, révisé en février 2024