Il s’agit de savoir si l’on va entrouvrir la porte de l’esprit
pour secouer les pensées engourdies
dans l’air frais des idées.
Ou laisser l’écume du temps,
et le sable des mots
raconter les histoires.
A nouveau.
Avec les oiseaux
noirs
sur les branches des jours habituels
Seule ? Pas vraiment,
une fois les touristes partis :
en compagnie du vent d’ouest,
des pierres, et de la mer,
des chiens, surtout, contents de posséder
à nouveau le territoire.
Par la fenêtre, épier les passants qui viennent et vont sur la jetée, sans être vu, jusqu’à la tombée du jour.
Et puis allumer la lumière et ce sont maintenant les passants, dont la curiosité est piquée, qui épient ce qui se passe à l’intérieur.
Qui regarde qui maintenant ?
(et quand fermera-t-elle les volets ?)
La pluie a tout grisé: le ciel, la mer, la peau, les os.
Et même les mots.
A travers les branches dénudées
de l’inévitable hiver :
les jours atrophiés
la vie va faillir (certainement).
Puis le soleil recommence.
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My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images