
qui s’invite anonymement sur ses épaules frêles et gelées, à peine sorties de terre, qui en ont déjà assez des manèges de l’hiver.

qui s’invite anonymement sur ses épaules frêles et gelées, à peine sorties de terre, qui en ont déjà assez des manèges de l’hiver.

On marchera sur le bout des pieds pour éviter de déranger la vérité, on fermera les yeux surtout, pour ne pas voir la suite, le silence vaut presque mieux, nul n’est besoin de tout savoir, ce n’est pas pour rien que l’inconscient existe.

Si j’avais une maison, elle aurait des lumières, qui feraient de l’ombre, le soir sur les murs blancs, et les portes seraient sombres

J’avançais en hésitant
le pas fragile lancinant
les yeux presque fermés
et c’est ainsi qu’on tombe
entre le ciel et l’eau qui fonce
dans les rochers fendus par la terre
qui tremble mais
les vieilles passent le regard bienveillant
elles voient très loin dans l’âme
des passants vacillants
et elles ont mieux à faire
que s’éloigner en riant
(mais j’en ai mis du temps à traverser la route)
J’avançais en hésitant
le pas fragile vacillant
les yeux presque fermés
et c’est ainsi qu’on tombe
entre le ciel et l’eau qui fonce
dans les rochers fendus
par la terre qui tremble mais
les vieilles passent
le regard bienveillant
elles voient très loin dans
l’âme des passants
et ont mieux à faire que s’éloigner en riant
(j’en ai mis du temps à traverser la route)

I went there to see the past, its ornaments, its oh!s and ah!s I saw my soul instead, its darkness in search of light, I saw a path and shadows, and a road that does not stop.