Archives de catégorie : prose

L’Heure du the

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Je n’aime ni le English Breakfast ni le Earl Grey, ni aucun autre thé noir que l’on sert dans ce coin du monde à l’heure du thé. Lorsque je suis forcée d’en boire pour éviter d’être impolie, j’en masque le goût avec tout ce qui me tombe sous la main. J’ai adopté, en revanche, le rituel de l’heure du thé (pourvu qu’il soit vert)  ou de la tisane  (pourvu qu’elle soit rouge), ce moment de la journée où l’on peut s’accorder un moment pour réfléchir ou tout simplement se détendre. Il suffit d’y ajouter de jolies théières, une nappe blanche et un rayon de soleil dans un magnifique jardin pour la transformer en moment inoubliable.

Tim winton (1960-)

Tim WintonTim Winton est un de mes auteurs préférés. Il vit près de Perth, en Australie. Il est considéré comme un Trésor vivant par le National Trust australien. Je l’ai découvert grâce à Dirt Music (2001) (malheureusement, ce livre ne semble pas avoir été traduit en français, mais d’autres l’ont été). Mes souvenirs de ce livre sont dominés par le paysage australien. D’ailleurs, il a déclaré au Sydney Herald (25-27 Avril 2008, Books, p.29) :

Le lieu est primordial. Si le lieu ne m’intéresse pas, je ne peux pas le ressentir , ny  y ressentir quelque personnage que ce soit.*

Il est également passionné par la cause de l’environnement. En plus d’être un grand écrivain, il a une personnalité très attachante, que l’on peut percevoir dans  cet entretien accordé au cours du festival des écrivains d’Auckalnd.   Dans cet entretien,  il évoque, entre autre,  sa gratitude de pouvoir vivre de son art. A voir.

http://writersfestival.co.nz/type/video/

 

La photo vient de ce site : http://www.panmacmillan.com.au/display_author.asp?Author=Winton,%20Tim

* Ma traduction

Qui regarde qui

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A la recherche du pukeko idéal,  je marchais dans les sentiers de la réserve des Wetlands, lorsqu’un volatile qui, de loin, ressemblait à un cygne semble  se rapprocher de moi. Cherchant à saisir ce moment, je m’accroupis  avec l’appareil photo en main, dans l’espoir qu’il ne change pas de direction. Il s’approche, s’approche, puis, tout à coup, ce n’est plus moi qui le regarde, mais lui qui m’examine et c’est son regard sur moi que l’appareil saisit, plutôt que l’inverse.

Le pukeko

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Le pukeko est un oiseau néo-zélandais que l’on trouve également en Australie et en Papouasie Nouvelle-Guinée. On le trouve fréquemment dans les terrains marécageux.

Dans une légende maorie, on raconte que lorsque l’on a demané aux oiseaux d’aller sur le sol pour manger les insectes qui menaçaient de détruire la forêt, le pukeko a refusé, sous prétexte que le sol était trop humide et qu’il ne voulait pas se mouiller les pattes. Il fut puni en étant condamné à vivre éternellement dans les marais.

La photo de ce magnifique spécimen aux couleurs magnifiques  a été prise dans la réserve des Wetlands, près de New Brighton.

Le gentil de la semaine

clearwater3Le dimanche soir, 18 heures 55 est l’heure télévisuelle que j’attends avec le plus d’impatience pendant la semaine. Pourquoi ? C’est la fin des infos du dimanche en Nouvelle-Zélande et, tous les dimanches, on termine le journal avec « le gentil/la gentille de la semaine » (the good sorts). Toutes les semaines, le public est invité à mettre en nomination quelqu’un de la communauté qui est gentil pour l’unique plaisir d’être gentil. La semaine dernière, le gentil de la semaine possédait un café dans une communauté où on avait dû, sans doute pour des raisons d’économie, fermer l’institution dédiée aux individus ayant des problèmes de santé mentale. Un des occupants s’étant retrouvé dans la communauté ne communiquait plus avec qui que ce soit jusqu’à ce que le gentil de la semaine (don’t j’ai oublié le prénom) lui demande de venir moudre le café, puis de servir quelques clients, ce qu’il se mit à faire, en plus de se mettre à interagir avec les clients. Tous les jours, donc, cet homme vient aider le patron, bavarder un peu avec les clients et tout le monde est content. Ces petits moments d’humanité me font toujours chaud au coeur et me mettent de bonne humeur pour la semaine qui vient.