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Inspiration (15) Art maori

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Il y a peu de repères publics d’art maori à Christchurch. Il m’a fait plaisir de découvrir cette pièce lors d’une promenade quotidienne, devant la mairie de Christchurch. Sculptée  par   Fay Robinson : Pouwhema,  émerge de la terre, comme l’arbre dans lequel il a été sculpté. Pouwhema symbolise les liens ancestraux des peuples de la région et raconte des histoires de bravoure et de survivance. Son titre signifie  » un lieu qui réunit tous les peuples ».

J’aime toutes les formes d’art maori, polynésien d’origine, qui a développé sa propre identité au cours des siècles. Les matériaux utilisés sont toujours évocateurs (bois, jade), les tons de rouge, marron, blanc et noir, inspirants, de même que les motifs.

Pour en apprendre davantage, cliquer sur ce lien . La référence n’est pas récente mais présente les thèmes principaux et propose quelques repères utiles.

Musique

nelson46Plus de quatre ans après le tremblement de terre qui a secoué Christchurch, le 22 février 2011*,  la ville est toujours blessée et tarde à se reconstruire. L’un des problèmes les plus importants est la quasi-destruction du système d’égoûts et de canalisation de la ville, qui doiy  être entièrement refait  à neuf. Au quotidien, cela signifie que de nombreuses rues sont inaccessibles et que celles qui le sont sont encombrées. Les problèmes de circulation donnent lieu à de nombreux incidents causés par des conducteurs impatients. J’ai réglé une partie du problème en prenant la décision d’aller au travail à pied, ce qui m’a également permis  de régler le problème de la disparition du gymnase, après le 22 février. J’avoue que les 45 minutes de marche pour l’aller et le retour me mettent de bonne humeur et que je regarde avec une certaine compassion les conducteurs grognons derrière le volant. Le samedi, cependant, je n’ai pas le choix et je dois prendre la voiture pour faire les courses. Chaque déplacement est un périple qui contient sa part d’inconnu : le temps qu’il prendra, les détours qu’il faudra faire,  le temps qu’il faudra passer dans les bouchons. Samedi dernier, alors que j’étais une fois de plus coincée dans la rue Victoria, que je maugréais mentalement contre la lenteur de la circulation, je pensai à mettre la radio pour me changer les idées. Grand bien m’en prit ! On y faisait jouer de la musique folklorique et des chants d’inspiration islandaise, norvégienne, suédoise et danoise.  La beauté de cette musique a transformé  l’attente dans le bouchon de circulation en moment magique, que j’étais loin d’être pressée de voir se terminer. Il ne restait plus qu’une indescriptible luminosité automnale remplie de vibrations apaisantes. Je n’ai pas pu saisir le nom de ces musiciens extraordinaires, qui ont transformé mes tâches hebdomadaires en moment surréel.

* Je suis d’autant plus touchée par le séisme qui a touché le Népal avec une force encore plus dévastatrice.

Martin-pecheur et distraction

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Il se tenait sur une branche, distrait par je ne sais quoi : il rêvait peut-être. C’est ainsi que je l’aperçus. J’avais lu qu’on pouvait observer de temps en temps des martins-pêcheurs au bord de la rivière Maitai, mais après deux semaines de promenades régulières, j’avais accepté l’idée qu’ils ne se montreraient pas. Donc, aujourd’hui, me disant que j’avais déjà photographié les copains de la rivières Maitai sous tous les angles possibles, je n’ai pas apporté mon appareil photo, malgré la petite voix qui me disait que c’est toujours lorsqu’on néglige d’apporter son appareil qu’une occasion exceptionnelle se présente.

L’oiseau  m’aperçut et, surpris, s’envola  aussitôt. Il faut toujours écouter la petite voix !

Les copains de la riviere Maitai

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Plusieurs ponts piétonniers permettent de traverser la rivière Maitai. Celui que j’emprunte tous les jours surmonte des arbres dont les branches se prolongent au-dessus de la rivière. C’est là que les copains de la rivière Maitai se rencontrent pour se faire dorer au soleil ou peut-être bien se raconter les derniers potins au sujet des touristes qui s’obstinent à les prendre en photo (mais à vrai dire, il s’agit d’une touriste, moi). A droite, je crois qu’il s’agit d’un héron blanc (mais je suis loin d’en être certaine), une espèce rare, paraît-il, que l’on aperçoit de temps en temps sur les berges de cette rivière. Je me trouve des excuses tous les jours pour traverser le pont et j’ai grand plaisir à me demander lequel des copains sera là.