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Impressions de lecture (2) : Woolf Hall (Hilary Mantel)

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Je me suis d’abord familiarisée avec Wolf Hall, grâce à la télésérie du même nom, que la BBC a produite et qui était à la télé, lorsque j’étais en Grande-Bretagne en 2014. J’ai beaucoup aimé la série, qui a par ailleurs reçue de très bonnes critiques. Cela était sans doute dû au grand talent de l’acteur Mark Rylance, au script écrit par Hilary Mantle, qui avait d’ailleurs promis une série qui ne diluerait pas le contenu de cette brique de six cent cinquante pages. Quant à moi, j’ai beaucoup aimé la série et, lorsque j’ai lu le livre qui traite principalement de Thomas Cromwell (Mark Rylance) et de sa relation avec Henri VIII (Damian Lewis), j’avais en tête la brillante personnification qu’en a présenté l’acteur. Au début du livre, je me disais que c’était une bonne chose d’avoir d’abord vu la série, car je ne connaissais pas très bien cette période de l’histoire anglaise et le fait d’avoir vu la séire me permettait de mieux visualiser l’époque. Après quelques centaines de pages, cependant, j’ai conclu une fois de plus, que le livre était malgré tout, bien meilleur que la série. Je ne suis habituellement pas très attirée par les romans historiques. Le grand talent de Mantle réside cependant, à mon avis, dans la capacité qu’elle a, non seulement de recréer une époque, mais aussi d’entraîner le lecteur dans sa psyché, et c’est là que Hilary Mantle excelle. A travers les péripéties de ce fils de forgeron, battu par son père, qui s’est hissé dans les plus hautes sphères du pouvoir de cette époque et a joué un rôle dans une des périodes historiques les plus importantes dans l’histoire d’Angleterre, elle réussit à imaginer comment l’on pensait, à la mort, à la maladie, au sexe et au pouvoir. On ne s’étonnera donc pas qu’elle soit la première (et la seule, je crois) à avoir gagné le Man Booker pour ce livre magnifique (pas facile à lire en anglais, cependant), ainsi que le second volume.

Jack Kerouac (1922-1969)

La photo vient de wikipedia

Jack Kerouac est un auteur né aux Etats-Unis de parents québécois et francophones. Il est connu pour son roman « On the Road », et souvent considéré comme une inspiration de la « Beat Generation ». Moi, je préfère « Docteur Sax », que j’ai lu en traduction française et qui contrairement à d’autres traductions, me paraissait naturelle. J’attribue cette impression au fait que la langue maternelle de Kerouac était le français, même s’il ne le parlait qu’à la maison, avec sa mère surtout. En lisant « Docteur Sax », je pense à Proust et à Ducharme.

Dans un entretien avec Fernand Séguin, Kerouac ne se réclamait d’aucune tendance et préférait se voir comme quelqu’un qui savait raconter des histoires.

Some people are so poor all they have is money

Cliquer ici pour voir cet entretien touchant et mémorable.